"Evoquer de telles possibilités de répression contre le vice de religion ou bien contre l'irreligion militante c'est courir le risque de provoquer le scandale, en particulier chez les clercs d'aujourd'hui. Même le Père Basile Valuet, moine traditionaliste au Barroux, souhaite, il le dit dans sa thèse, que l'on reconnaisse "étant donné l'évolution du droit des gens", un droit à l'irréligion, un droit à la propagande antireligieuse"
C'est là que Tanouärn caricature. La liberté religieuse n'a jamais été un DROIT à l'erreur religieuse. Cela a encore été rappelé récemment par la Congrétation de la doctrine de la Foi dans un document sur les questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique daté du le 24 novembre 2002. Je cite
"A ce propos il est bon de rappeler une vérité qui n'est pas toujours perçue et n'est pas formulée comme il se doit dans l'opinion publique commune: le droit à la liberté de conscience et spécialement à la liberté religieuse, proclamé par la Déclaration Dignitatis humanae du Concile Vatican II, se fonde sur la dignité ontologique de la personne humaine, et non certes sur une égalité entre les religions, ou entre les systèmes culturels humains. Cette égalité n'existe pas. Dans la même ligne, le Pape Paul VI a affirmé que "le Concile ne fonde en aucune manière ce droit à la liberté religieuse sur le fait que toutes les religions et toutes les doctrines, même erronées, auraient une valeur plus ou moins égale; il le fonde, au contraire, sur la dignité de la personne humaine, qui requiert de n'être pas soumise à des contraintes extérieures qui tendent à opprimer la conscience dans sa recherche de la vraie religion et sa soumission à celle-ci" L'affirmation de la liberté de conscience et de la liberté religieuse ne contredit donc pas du tout la condamnation de l'indifférentisme et du relativisme religieux de la part de la doctrine catholique[30]au contraire elle est pleinement cohérente avec elle. "
On remarquera d'ailleurs les réfences de la note 30 du document : [30] Cf. PIE IX, Encycl. Quanta cura, AAS 3 (1867) 162; LÉON XIII, Encycl. Immortale Dei, ASS 18 (1885) 170-171; Pio XI, Enc. Quas Primas, AAS 17 (1925) 604-605: Catéchisme de l'Eglise catholique, n. 2108; CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Décl. Dominus Jesus, n. 22.
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