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JUIN 2001 A JUILLET 2003

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Re : Coulange Imprimer
Auteur : cantor
Sujet : Re : Coulange
Date : 2003-05-31 15:53:24

J-F Collange (actuel representant des protestants au CCNE), je ne suis pas d'accord a 100% avec ce document (en particulier sa position sur la contraception) paru dans la revue dominicaine Lumiere et Vie, mais il pose certaine vrais questions. Je donne ensuite quelques cas pratique ou la question de l'enseignement du magistere peux poser probleme.


Position

IVG: LA LOI VEIL FACE À EVANGELIUM VITAE

Les prises de positions extrêmement dures de Jean-Paul Il dans Evangelium Vitae, qualifiant l'avortement de "crime abominable", de même que la relative recrudescence des mouvements Pro Life, portent à faire état, vingt ans après l'adoption de la Loi Veil, d'une autre manière de considérer la question, qui se veut, elle aussi, inscrite dans une perspective d'éthique chrétienne.

On accordera que la chose est délicate : qu'un embryon est, pour le moins, une personne humaine potentielle qu'on ne saurait traiter comme n'importe quel matériau biologique, et l'arrêt de sa vie ne peut que résulter d'une décision grave n'apparaissant jamais comme un véritable bien. Mais cette décision constitue parfois peut être un moindre mal, mettant fin à une situation de détresse. C'est à ce titre d'ailleurs que la Loi Veil a encadré la pratique de l'avortement et que les Églises Protestantes, membres de la Fédération Protestante de France, ont pu, à l'époque, soutenir le projet de loi. Depuis, il est vrai, invitées à faire le bilan de cette loi, vingt ans après, ces mêmes Églises ont certes continué à manifester dans leur majorité leur accord avec celle-ci, mais une minorité d'entre elles a exprimé

cette réserve : "Dieu a donné la vie et une même valeur à l'être humain dès sa conception..., l'avortement constituant donc le meurtre d'un être humain"'. On défendra ici deux positions qui se veulent complémentaires : 1. un embryon seul est une fiction de l'esprit et n'existe pas ; 2. il faut tout faire pour faire baisser le nombre d'IVG ; mais pour ce faire, que faut il faire ? La position moralisatrice et dure de ceux qui s'opposent à certaines formes de légalisation de l'avortement est elle forcément la meilleure ? On peut légitimement en douter.

Ces deux positions sont solidaires, car si l'on s'en tenait uniquement à la seconde, la démarche pourrait être considérée comme étroitement utilita

iste, L'appui de la première assertion montre qu'il n'en est rien.

L'embryon, réalité ou abstraction ?

J'ai bien con science du caractère volontairement provocateur de pareille question, La "réalité" de l'embryon relève presque de l'évidence et finit toujours par imposer sa marque, même là où on le souhaite le moins : on ne peut ainsi "jouer" avec

1. "Bilan et réflexions sur l'interruption volontaire de grossesse" : 2.1, Livre blanc de la Commission d'éthique, Fédération Protestante de France (47, rue de Clichy 75009 Paris), 1994. p. 9 12.

l'embryon inconsidérément (dans le cas de Procréations Médicalement Assistées par exemple) ; l'embryon affecte toujours dans quelque sens que ce soit celle qui le porte2; et un avortement semble toujours affecter la personne qui y recourt au delà même de ce qu'elle pensait... ; etc. Il n'en reste pas moins que hors cas très particuliers de PMA nul ne peut atteindre, voire protéger un embryon, sans passer par la femme qui le porte. Plus même : en dehors de cette femme là sa mère, pour peu qu'elle l'adopte l'embryon ne peut vivre. C'est en ce sens que l'on peut dire que l'embryon en soi est une abstraction et n'existe pas. C'est pourquoi tous les beaux discours et toutes les merveilleuses images présentées à grand renfort de techniques sophistiquées sur la prodigieuse complexité du petit d'homme dès sa conception peuvent émerveiller et émouvoir. Elles expriment une part de vérité qu'il serait absurde de méconnaître et de négliger mais, comme bien des réalités "scientifiques", elles ne valent que dans le .'champ opératoire" qu'elles se donnent et mettent, en l'occurrence, entre parenthèses celle qui porte l'enfant, sans laquelle celui ci ne serait rien.

La réalité est donc autrement plus complexe que ne le laissent entendre les militants pro fife. Et l'ancien droit romain matrice de nos droits actuels avait sans doute de bonnes raisons de souligner la coupure que marquait la naissance non la conception ou la vie intra utérine pour parler du début de la vie individuelle et des droits qui s'y attachent.

Que l'on se donne alors pour mission de sauver des embryons menacés, soit ! Mais on ne peut le faire qu'à travers les femmes qui les portent. Toute autre méthode se fonde sur une fiction et est vouée à l'échec.

Culture de vie, culture de mort vie de la mère, vie de l'enfant ?

Je ne reprendrai pas ici le sempiternel dilemme qui demande de trancher, lors d'un accouchement difficile par exemple, entre la vie de la mère ou celle de l'enfant. Mais je voudrais l'infléchir de la façon suivante qui, de fait, s'est posée et se pose encore à tout législateur responsable : étant donné qu'aucune morale ni qu'aucune législation anti avortement n'ont pu jusqu'à ce jour dissuader une femme qui avait décidé d'avorter de le faire, quelles que soient les conséquences morales, juridiques ou même physiques que son acte entraînait (conséquences pouvant mettre en péril sa santé, voire la conduire à la mort)... étant donné cela, faut il maintenir une position stricte qui peut être' permet à des vies autrement condamnées de venir à la lumière, mais conduisent non moins sûrement à la mort un nombre non négligeable de femmes, ou faut il préserver au maximum la santé et la vie de la femme... susceptible, de plus, dans des circonstances ultérieures de mettre au monde un enfant désiré ? On insistera donc sur le fait que le dilemme n'est pas entre "culture de vie" (Jean Paul 11) ou pro life d'une part et "culture de mort" d'autre part, opposition injurieuse pour la grande majorité de

2. Encore faut il tenir compte ici et du projet relatif à la conception et de l'âge de l'embryon. On sait en effet qu'un nombre important d'ovules fécondés sont éliminés naturellement dans la vie d'une femme, sans même qu'elle s'en rende compte. L'existence d'un "traumatisme" est dan; ce cas, heureusement, loin d'être acquise.

3. Mais cela reste à démontrer


celles et de ceux qui tiennent à des formes de légalisation donc de garanties médicales de l'avortement. L'opposition dilemme réel et cruel porte sur les formes et la qualité de vie retenues, lorsque ces formes et ces qualités se révèlent, de fait, incompatibles.

Pour une pédagogie de la vie

Mais justement, dira t on, vous baissez les bras trop vite et vous abdiquez trop tôt des transformations dont est capable l'exigence morale même. Pourquoi douter que, placés face à des exigences qui les transcendent réellement (n'estce pas d'ailleurs le propre même d'une exigence morale que de transcender et, par là méme d'humaniser ?) femmes et couples n'en viennen; à déclarer compatibles des vies qu'ils jugeaient jusque là incompatibles ? La morale aurait alors une valeur préventive réelle, à laquelle il ne

faudrait pas renoncer a priori. Certes ! Non seulement j'en conviens, mais c'est bien le résultat que je cherche.

Mais se Pose alors une question d'angle d'approche, de registre de langage et de pédagogie.

Une approche rapide des taux d'avortements au niveau européen permet, en première analyse, de se faire une opinion sur la question,, Si l'on excepte l'Irlande au taux très faible et dont on peut penser que, J'avortement y étant pénalisé, les femmes souhaitant y recourir se rendent en Grande Bretagne le nombre moyen des avortements en Europe par femme en âge de procréer varie de 6 à 0,15. Le premier de ces chiffres concerne la Roumanie, le second les Pays Bas. La France, Pour Sa part, avec un taux de 0,405 se situe dans la moyenne qui tourne autour de 0,50. Il apparaît ainsi, en moyenne', qu'une femme sur deux en âge de procréer a recours en Europe à l'avortement. Or, ce chiffre témoigne à la fois de l'ampleur du travail à entreprendre pour le faire diminuer, mais aussi du nombre important de femmes concernées, dont on ne peut sans doute pas dire qu'elles sont toutes sottes, analphabètes ou scandaleusement immorales. Il y a donc là une question à creuser, que les seuls anathèmes et rodomontades ne suffiront sans doute pas à résoudre.

Par ailleurs, les comparaisons européennes montrent que les taux les Plus forts se trouvent dans des pays qui proscrivent ou ont sévèrement proscrit l'avortement: la Roumanie déjà citée (6,00) et la Pologne (2,20). Au contraire, les pays les plus "libéraux" du point de vue des moeurs et où l'éducation et l'accès à la contraception est le plus développé obtiennent des "succès" incontestables : 0,35 pour la Finlande, 0,29 pour la Belgique, 0,28 pour l'Autriche et la Suisse et... 0,15 pour les Pays Bas ! Ces chiffres sont riches de plus d'un enseignement : c'est là où la condamnation morale et légale est la plus forte que l'avortement est le plus pratiqué ; une pratique régulière et décomplexée de la contraception semble jouer un rôle important dans la limitation du nombre des avortements. Condamner à la fois l'une et l'autre de ces deux pratiques semble donc, dans les faits, contradictoire.

4 Cf. les chiffres de VINED (Institut National d'Etudes Démographiques) présentés par La Croix dans son édition du 13 janvier 1995.

5. On compte en France environ 200 000 avortements par an.

6. En moyenne..., c'est dire que, un certain nombre de femmes recourant à plusieurs avortements, la proportion réelle des personnes touchées par VIVG peut être évaluée à 1/3, voire 1/4.


Mais il y a plus. Les études évoquées ci dessus montrent encore que "la propension à avorter est deux fois plus élevée chez les femmes non mariées que chez les femmes mariées et que la grande majorité des avortements sont des actes initiaux (78%), la probabilité de répétition n'étant que de 15V. La prise en compte de ces éléments doit conduire à ne pas se contenter de dénoncer, mais encore à déterminer les éléments de ce que l'on pourrait appeler "une pédagogie de la vie".

En fait, on peut distinguer trois catégories principales de femmes ayant recours à I'IVG. Pour la première, il s'agit de femmes (très) jeunes qui, n'entretenant pas de relation vraiment stable, ne pratiquent pas de contraception régulière et se ~.retrouvent`, un jour ou l'autre, enceintes. Le second groupe concerne des femmes plus mûres pour lesquelles l'avortement apparaît effectivement comme un moyen de contraception. Des prises de position morales claires et fortes peuvent être ici d'un secours réel, mais se cache aussi derrière ce recours quasi pathologique, des détresses, sociales et psychiques, que le seul discours moral ne suffit pas à prendre en compte. Une approche "empathique" et une écoute attentive sont sans doute seules à même de débrouiller l'écheveau compliqué dans lequel ces femmes se trouvent prises. De ce fait, le discours martelé par l'Église sur ces thèmes ne conduit pas (on s'en doute) les personnes pour lesquelles l'avortement pose un problème personnel à se tourner vers celle ci`.

La troisième catégorie de femmes recourant à I'IVG concerne des personnes d'un âge déjà certain, souvent mères de plusieurs enfants, Les

raisons et les situations peuvent alors être fort diverses, mais il est difficile de dire que c'est le manque de responsabilité ou d'amour de la vie qui est en cause. Interrogées, la majorité des femmes en question, en viendrait certainement à dire (de façon éthiquement justifiée ou non) que leur démarche se trouve motivée par leur sens des responsabilités familiales, voire par leur amour envers les enfants qu'elles ont déjà.

L'Évangile de la vie

L'Évangile est bonne nouvelle, notamment pour les .,petits" et pour les "pauvres", tout le monde en convient. Dans cette perspective, est il vraiment évangélique d'ajouter aux difficultés des femmes en situations fragiles, ne voyant souvent pas d'autres solutions à leur situation que I'IVG, meurtries le plus souvent par l'épreuve que constitue l'opération elle même, une condamnation morale stigmatisante et insupportable ?

L'Évangile est vie, mais la vie n'est pas Évangile. La vie peut n'être que pur processus biologique, élan vital indistinct ou même, calvaire de souffrance, d'ignorance réciproque, de haine ou d'absurdité. L'Évangile humanise la vie, dans la mesure où il lui apporte l'amour. L'Évangile arrache la vie aux malédictions qui ne savent que trop s'attacher à elle, en l'ouvrant à la parole et en l'insérant dans des relations droites et "fraternelles". Il se méfie lui dont la naissance du héraut doit plus à la grâce qu'à la biologie et à la consécration du mariage des atavismes liés à la race et au sang et met en avant la force nécessaire de l'adoption. L'Évangile permet ainsi de poser sur la question de la vie un regard qui ne s'enferme pas sur la seule question biologique, mais qui pose aussi celle du projet qui porte un être et de l'amour qui s'offre ou se refuse à lui.

7. Il ne serait pas sans intérêt, à cet égard, de savoir combien de personnes parmi les 200.000 qui, en France, chaque année recourent à l'IVG, se tournent vers un ecclésiastique pour en parler.


L'Évangile est vie. Il est dynamisme, pardon et promesse. Il ouvre des horizons ; il n'enferme pas et ne condamne pas sans recours. Sa force tient dans sa capacité à rencontrer et à redresser, non dans un pseudo pouvoir d'abaissement et de culpabilisation. Parler d'Évangile, c'est énoncer une parole qui souligne certes les enjeux et dénonce pièges et périls, mais, surtout, qui encourage et fait confiance.

Faire confiance à la responsabilité des femmes et des couples, à leur sens de l'amour et de la vie, parier sur la force d'une liberté qui libère et structure tout ensemble, telle paraît bien être la vocation fondamentale que l'Évangile lui même s'assigne et à laquelle il invite tous les humains de bonne volonté à s'associer.

J. F. COLLANGE

Cas pratique:
Pour l'avortement:
Une femme mere de trois enfants de moins de 10 ans est enceinte. La grossesse se presente, plusieurs medecins concluent que la grossesse a de forte chance d'etre fatal a la mere. Quelle responsabilite doit prendre la mere?
Pour ce cas, je ne peux pas personnellement donner une reponse.

Pour la contraception:
Une femme de marin ayant deja plusieurs enfants si elle veux suivre l'enseignement au niveau des methodes naturelles, son mari ne rentrant qu quelques jours a des dates pas forcement doit elle pratiquer un amour platonique?





Pour le FN

Des que quelqu'un produit un texte ou document anti-chretien (article, livre, affiche, je n'ai pas besoin de citer les exemples, vous les connaissez), c'est normal, les communiques sont critiques et soutiennent les attaques en Justice. Des qu'ils s'agit de documents anti-Islam, l'accueil est chaleureux et la personne soutenu (Bardot, Houellebecq....). Je n'en apelle pas a la liberte religieuse (notion soutenu par les concilaires, me diriez-vous), mais la notion de tolerance religieuse que cite et soutient par contre le Pere Aulagnier dans son commentaire du texte du Cardinal Castrillon Hoyos sur le ministere de pretre, je n'ai pas retrouve le lien, mais il a ete donne dans le forum. Donc c'est deja en contradiction a ce niveau la. Si voulez que je vous forward tout le contenu des 6 derniers mois pour que vous les epluchiez pour voir l'etat d'esprit dans lequel ils sont ecrit, donner moi votre mail, je ne pense pas qu ce soit l'endroit adequat pour les poster.




La discussion

      COMECE et droidleum, de JOUSTRATE [2003-05-28 13:25:03]
          nuance ou hypocrisie, de EA (194.250.124.xxx) [2003-05-28 14:20:42]
              éclairez ma lanterne, de dominique dg [2003-05-28 15:33:14]
                  Ben ça dépend, de EA (194.250.124.xxx) [2003-05-28 16:40:20]
                      Démocratie, de geronimo (195.93.70.xxx) [2003-05-28 19:15:58]
                          Inquiétant, n'est -ce pas ?, de Pothin [2003-05-28 19:46:58]
                              Zèbres, de geronimo (195.93.72.xxx) [2003-05-28 20:55:02]
                              inquiétant ?, de Anonyme (82.65.102.xxx) [2003-05-29 12:34:13]
                                  signé [NT], de EA (82.65.102.xxx) [2003-05-29 12:34:31]
                                  Re : inquiétant ?, de geronimo (195.93.73.xxx) [2003-05-30 09:30:44]
                                      Je ne suis pas curé, de EA (82.64.181.xxx) [2003-05-30 09:45:59]
                                          Désobéir à qui, à quoi [...], de geronimo (195.93.72.xxx) [2003-05-30 12:28:52]
                                              désobéïr au Magistère, de EA (82.64.23.xxx) [2003-05-30 12:43:47]
                                                  Rire, de geronimo (195.93.72.xxx) [2003-05-30 14:03:53]
                                                      votre dérobade, de EA (82.64.4.xxx) [2003-05-30 15:15:00]
                                                  Opposition, de cantor [2003-05-30 15:34:05]
                                                      le choix du moindre mal, de EA (82.65.210.xxx) [2003-05-30 15:52:36]
                                                          derobade bis, de cantor [2003-05-30 16:29:04]
                                                              libéralisme, de EA (82.65.97.xxx) [2003-05-30 19:37:25]
                                                                  Re : libéralisme, de cantor [2003-05-30 22:41:51]
                                                                      liberté n'est pas licence, de EA (82.65.224.xxx) [2003-05-30 23:08:12]
                                                                          Re : liberté n'est pas licence, de cantor [2003-05-30 23:46:22]
                                                                              Qu'en savez vous ?, de EA (82.65.135.xxx) [2003-05-31 11:03:32]
                                                                                  Re : Qu'en savez vous ?, de cantor [2003-05-31 12:28:33]
                                                                                      Coulange, de EA (81.56.80.xxx) [2003-05-31 14:47:30]
                                                                                          Re : Coulange, de cantor [2003-05-31 15:53:24]
                                                                                              abjection libérale, de EA (82.64.28.xxx) [2003-06-01 00:41:20]
                                                                                                  Re : abjection libérale, de cantor [2003-06-01 11:18:01]
                                                                                                      vos cas pratiques, de EA (82.64.19.xxx) [2003-06-01 11:58:20]
                                                                                                          Re : vos cas pratiques, de cantor [2003-06-01 12:36:17]
                                                                                                              Et alors ? diabolisons l'avortement !, de EA (82.65.211.xxx) [2003-06-01 14:51:33]
                                                                                                                  Re : Et alors ? diabolisons l'avortement !, de cantor [2003-06-01 15:56:26]
                                                                                                                      infanticide prénatal, de EA (62.147.245.xxx) [2003-06-01 23:57:08]
          Pfff..., de Matthieu [2003-05-28 22:29:08]
              Diablotin ?, de geronimo (195.93.72.xxx) [2003-05-28 22:52:32]
                  Ha, ha, ha !, de Matthieu [2003-05-28 23:02:46]