Pour la première fois depuis trente ans, un cardinal a célébré une messe ce samedi à Rome selon le rite de Saint Pie V, en latin et dos au peuple, comme précédement à la réforme liturgique apportée par le Conscile Vatican II.
Avec ce geste, comme l'avait expliqué dans la veille le célébrant, le cardinal Darío Castrillón de Hoyos le préfet de la Congrégation pour le Clergé et le président de la Commission Pontificale "Ecclesia Dei", le Pape a répondu aux demandes de fidèles à l'occasion de sa 25 éme années de pontificat.
L'ancien rite romain conserve le droit de citoyenneté dans l'Église et ne peut pas se considérer éteint ", a affirmé le cardinal Castrillón dans le sermon, seule partie de la messe qui n'a pas été prononcée en latin. Pour lui, "ce qui unit à la diversité de rites est la même foi dans le mystère eucharistique". Il a lu un communiqué du cardinal Secrétaire d'État, Angelo Sodano, avec lequel il transmit la bénédiction du Pape à tous les fidèles présents
On remarquait l'assistance de cinq cardinaux, F Law (archevêque émérite de Boston) et William W Baum ; le Chilien Jorge Arturo Medina Estévez, préfet émérito de la Congrégation pour le Culte Divin l' autrichien Maria Stickler, archiviste et bibliothécaire émérite de la Sainte Église ; et le Malgache Armand Gaétan Razafindratandra, archevêque émérito de Tananarive.
Était aussi présent l'archevêque espagnol Julian Herranz, président du Conseil Pontifical pour l'Interprétation des Textes Législatifs. Il y avait des groupes traditionalistes de l'Angleterre, les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et l'Australie Pour eux, le fait de pouvoir célébrer dans ce rite "est une grande joie et un geste qu'il pourrait signifier que le Vatican entend nos demandes", comme ils ont déclaré au correspondant de Zénith, en manifestant leur émotion avec des sourires et des larmes. Certains n'économisaient pas de critiques dures à l'Église catholique qu' ils considéraient " décadente pour avoir pactisé avec la modernité". La messe, qui a été précédé par le Rosaire (durant l'année consacrée à cette pratique par le Pape), en ce jour de la fête de Mare Aide des Chrétiens. C'estle Pape Pie V (dont pontificat a eu lieu entre 1566 et 1572), qui institua cette fête en mémoire de l'intercession de Marie contre les Turcs dans la Bataille de Lepante et a fait insérer dans les litanies l'invocation "d'Auxilium Christianorum". Ses restes reposent précisément la basilique patriarcale de Sainte Marie la plus grande église de Rome, motif pour lequel a été choisi cet édifice. Les groupes qui de nos jours tiennent à la messe selon le rite précédent au concile Vatican II (il est erroné de dire la "messe en latin", parce que celle-ci est comprise et est promue par la réforme conciliaire) constituent une galaxie. D'une part il y a la Fraternité de San Pie X, fondée par l'archevêque décédé Marcel Lefebvre, guidée par les quatre évêques qu'il a illégitimement ordonnés dans 1988. Elle compte avec 448 prêtres, 167 seminaristas et plusieurs frères, religieuses et oblats dans 38 pays
Tiennent aussi au rite d'autres groupes se réclamant de la Commission Pontificale "Ecclesia Dei", créée par Jean Paul II pour recevoir aux fidèles attachés à l'ancien missel qui veulent maintenir le rite en pleine communion avec l'évêque de Rome Il s'agit de quelque vingt institutions, connue est la Fraternité de Saint Pierre, née en 1988, présent aux Etats-Unis et en Europe avec quelque cent prêtres. A Gricigliano ( archidiocèse de Florence, Italie) qui a son siège l'Institut le Christ Roi Suprême Prêtre, reconnu comme institut.Et l'administration apostolique de San Jean Marie Vianney, organisme brésilien, apparu suite au schisme de Mgr. Lefebvre, qui est revenu dans la communion pleine avec Rome en janvier 2002.
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