VERSAILLES, 22 mai (AFP) - Dispense de peine pour le prêtre défroqué dont la femme s'était suicidée
Le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) a reconnu coupable jeudi un ancien prêtre âgé de 73 ans, poursuivi pour "non assistance à personne en danger" après le suicide en 1996 à Versailles de son épouse malade, mais l'a dispensé de peine. Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public qui, lors de l'audience du 24 avril avait demandé cette dispense de peine.
Ephrem Marillonnet, ordonné prêtre en 1962 avant de quitter la prêtrise en 1965 pour épouser Odette, une ancienne religieuse, avait aidé cette dernière, atteinte d'un cancer du sein, à se pendre le 7 mai 1996.
Une mort dans laquelle il devait la suivre, mais à laquelle il a renoncé au dernier moment.
Ce jour-là, il avait installé une corde au chambranle d'une porte puis, après avoir pris des tranquillisants avec son épouse et laissé des lettres expliquant leur geste, il l'avait conduite jusqu'à un escabeau.
Là, dans un "sursaut d'énergie", selon lui, elle avait passé la corde autour de son coup avant de faire le saut fatal.
Lors de l'audience, il avait expliqué "qu'assommé par les médicaments", voyant sa femme pendue il n'était "pas capable de faire quoi que ce soit" et que ce n'est que plusieurs minutes plus tard, reprenant ses esprits, qu'il avait prévenu la police et ses enfants.
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