L'ouvrage orthodoxe que vous citez développe une théologie anticatholique systématique qui ne traduit nullement la position de toute l'orthodoxie, du moins celle de Constantinople et des patriarcats orientaux. Les opinions exposées sur le baptême sont également nettement anti-augustiniennes avec une sorte de jubilation dans l'esprit de contradiction. En réalité, des théologiens orthodoxes de valeur comme Olivier CLEMENT en FRANCE, rattaché à Constantinople, ont sur la question des idées beaucoup plus nuancées et essayent de concilier les points de vue latins et orientaux dès lors que le principe de Foi est le même, ici l'Eucharistie comme sacrifice et comme transsubstantiation (ou transmutation comme on dit en Orient) et que seules différent les explications. Les uniates aussi ont sur ces questions des positions prudentes, reconnaissant l'agir du prêtre "in persona Christi" mais refusant de la dissocier de l'action du Saint-Esprit, laquelle est forcément présente dans toute réalité sacramentelle et ecclésiologique. A la limite, je dirais que le prêtre ne peut agir en lieu et place du Christ que par l'action de l'Esprit-Saint. A noter que les uniates restent parfois totalement engagés dans la théologie orientale sans que cela fâche Rome. Ainsi, pour eux comme pour les orthodoxes, c'est le prêtre qui donne le sacrement de mariage et non les époux mutuellement. |