comme je vous disais, je ne suis pas orateur. Je leur ai dit en substance :
1 - qu'il était aussi ridicule de refuser au Vatican le droit à une position "morale et religieuse" que de reprocher à un compositeur d'écrire de la musique.
2 - qu'il était d'un Taruffe de présenter l'opinion du Vatican comme une option théologique et morale relative par opposition à la prétendue objectivité scientifique, là où la majorité des avortements ne sont pas médicalement nécessaires (le cas de la mère en danger de mort si elle va au bout de sa grossesse n'est quand même pas le cas le plus fréquent). Le droit à l'avortement, défendu essentiellement par le féminisme et l'esprit du temps au nom du droit des femmes, ou les avortements de convenance, ce n'est pas de la science ou de la médecine, c'est une certaine manière de considérer la vie privée et publique. Que le débat n'était donc pas la science contre l'obscurantisme mais une philosophie de la vie contre une autre. Si la délégation de la France estime avoir le droit de défendre l'avortement au nom de sa vision des choses, qui est subjective, elle est hypocrite de le refuser au Vatican.
3 - Qu'il est curieux que la santé publique disparaisse du débat sur le préservatif (la chasteté seule est sûre à 100%, donc refuser d'en parler est un choix subjectif et dangereux sur un plan exclusivement médical) et réapparaisse brusquement dans celui sur l'avortement. Ce n'est donc pas la santé publique qui détermine la position de la délégation française, mais les moeurs relatives de son époque.
Bref ce genre de choses (toujours très poli, bien sûr). Mais c'est vraiment là qu'on regrette de ne pas écrire comme chesterton !
Si j'ai une réponse je vous le ferai savoir !! |