Message envoyé par un séminariste.
Un enfant de 11 ans est décédé dans un accident de voiture.
Sa famille n'a rien et lui est mort sur le coup.
Sa famille est allée voir l'Eveque d'Angers ( d'ou ils sont
originaires) pour demander une Messe tridentine qu'Aymeric aimait.
La réponse de l'Eveque fut non et de rajouter devant cette famille
éperdue : " etes vous sur que votre frere avait vraiment demandé la
Messe tridentine pour son enterrement?".
Apprenant cela, le superieur de l'école d'orvaux est allé à l'évéché
pour qu'au moins ils accordent la Messe dans son école puisqu'il n'y a
pas d'éleve : ça ne génait personne. Le vicaire épiscopal :" il n'y
aura pas de Messe traditionnelle pour l'enterrement sur le diocese".
La Messe tridentine qu'aymeric aimait a eu lieu à St Clément ( Nantes)
dite par l'abbé Coiffet qui est l'aumonier de l'école de l'Esperance
ou était Aymeric en 6 éme et dont j'étais le prof de caté.
Voici une lettre que j'ai entre les mains et qui est adressée à
l'Eveque. L'auteur est un proche d'Aymeric.
Monseigneur,
Un enfant est mort brutalement dans un accident de voiture.
Evênement tragique s'il en est : un enfanbt de cet age, plein de vie.
Mais Dieu, venant "comme un voleur", a cueilli cette âme : il en
avait
décidé ainsi de toute éternité.
Tout est bien puisque telle est Sa volonté.
La douleur est bien vive de le voir nous quitter, mais c'est pour
aller vers ce que nous éspérons tous : le Ciel et la joie éternelle de
cotempler Dieu.
Notre foi aidant, et nous attachant plus spécialement à la Croix par
cette douleur qui nous fait ressembler au sauveur, nous acceptons de
grand coeur.
Son âme nous attend et prie pour nous.
Car Aymeric était catholique pratiquant, fiers de sa foi, jaloux de
son âme. Peut etre même qu'une vocation y aurait pu germer...
Et voilà une famille triste ( de cette tristesse que St Augustin n'a
pas meprisé lors de la mort de sa Mere) qui vient voir son evêque pour
demander comme une insigne grace de pouvoir assister à une Messe de
Requiem dans le rite que le petit aimait.
Mais ce jour là Dieu n'était pas à l'évéché.
Il était au Ciel ou Il se réjouissait de cette petite âme qui le
contemplait enfin.
Il était dans le coeur des membres de sa famille qui acceptaient la
Volonté de Dieu comme une marque d'Amour de sa part.
Il était dans le coeur de toutes les personnes qui connaisaient
Aymeric.
Dieu était enfin dans les tres nombreuses âmes révoltées et dégouttées
par l'attitude de l'Eveque, mais qui prient pour lui et qui le
plaignent ( oh! comme ils le plaignent!) d'avoir oublier qu'avant
d'être prélat il avait été prêtre.
Monseigneur,
Que Dieu pardonne comme nous essaierons de tout coeur de pardonner.
Que Dieu reconnaisse les siens.
Et qu'Aymeric, qui était plus saint que nous, vous acceuille au
Paradis à la fin de vos jours.