| Auteur : Matthieu |
| Sujet : Lettre à "Fiches dominicales" |
| Date : 2003-05-04 12:48:53 |
Je poste, lundi, un courrier à l'attention des rédacteurs de "Fiches dominicales", vous savez, ces nouveaux rituels liturgiques, comme " rions en Eglise", "Signes", etc. etc. Je vous fais part de ce courrier :
A l'attention de Mmes Françoise MOLLET et Bénédicte DUCATEL.
Mesdames,
Organiste liturgique dans une paroisse du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, j'ai eu la mauvaise surprise de découvrir, dans la Fiche dominicale du Jeudi saint de cette année (n°21, parue le 21 février), une contradiction par rapport aux règles liturgiques dictées par le Saint-Siège.
En page 4, dans la rubrique " Ouverture de la Célébration ", au paragraphe " Tonalité de ce jour ", il est proposé la chose suivante : " Quand cela est possible, on pourra modifier l'espace habituel de l'église et dresser dans la nef une grande table autour de laquelle l'assemblée prendra place ". Cette proposition, suggérée sans doute par une vision de symbolisme du premier degré, est en totale contradiction avec la symbolique véritable de l'Autel, qui représente le corps du Christ. Célébrer sur une simple table non bénite ni consacrée, au détriment de l’Autel, est une aberration.
Quant aux règles du magistère, elles sont formelles. Vous pouvez les consulter par exemple dans un Ordo diocésain de cette année (p. 72, " Le triduum pascal " . Les Notitiae 2002 de la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, qui font plus autorité que les habitudes locales, sont on ne peut plus concrètes : " Dresser une table dans la nef et ne pas célébrer sur l'autel consacré, serait porter atteinte au symbolisme de l’autel ".
Espérant que la suggestion de la Fiche dominicale du Jeudi saint était une erreur ou un oubli, je proposerais humblement, quant à moi, que les spécialistes en liturgie de votre association considèrent avec plus d'attention les normes édictées par le magistère de l'Eglise.
Dans l'attente d'une éventuelle réponse de votre part, je vous prie de croire, Mesdames, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
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