J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec un bénédictin sur l'infaillibilité du pape et regrettai moi aussi de ne pas avoir son érudition. Bon.
Il est vrai que Vatican I n'a pas tout dit sur l'infaillibilité, non pas parce qu'a priori un concile ne fait pas le tour d'une question mais laisse gracieusement ses successeurs le faire (quelle idée étrange !), mais parce que le contexte politique l'a interrompu un peu brutalement... Ainsi, comme vous le suggérez, la question de l'infaillibilité du Magistère Ordinaire Universel n'a pas été traitée comme il était prévu (je crois). On n'en a qu'un toute petite mention dans la définition de l'infaillibilité du pape :
Le Pontife romain [...] jouit, par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs.
Le cas du Concile Vatican II me semble un peu différent : il me semble qu'il fut convoqué essentiellement pour adapter la pastorale de l'Eglise au monde moderne, ce qui recouvre un champ immense puisque cela concerne en principe toute la doctrine.
Bref, je ne vois pas très bien ce que vous voulez conclure du fait que Vatican I n'aurait pas faire le tour de la question de l'infaillibilité du pape.
In Christo.
F.Ronga
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