Le système de recouvrement d'impôts ecclésiastiques en Allemagne est certes assuré par les autorités civiles, mais les sommes prélevées sont de nature ecclésiastique, l'État recevant 0, 5 % en frais de recouvrement. Ces sommes sont prélevées au profit des "Körperschaften" de droit public que sont les diocèses. En outre, l'État de Bavière, librement, en compensation des biens sécularisés en 1802, se fait un devoir de rémunérer personnellement (la mense) les évêques, les chapitres cathédraux, et de subventionner les séminaires DIOCÉSAINS.
Et c'est ainsi: - que le séminaire Saint-Pierre ne recoit aucun centime d'euros de l'Etat fédéral ni même de l'État libre de Bavière - qu'il ne percoit pas de sommes des impôts ecclésiastiques levés uniquement par les diocèses - qu'il ne recoit plus d'aide de l'évêché d'Augsbourg actuellement: les deux premières années (1988-1989) l'évêque avait aidé pour les frais de pension généreusement, puis de facon très réduite (le diocèse étant lui-même en situation plus difficile). Actuellement, la seule aide vient du renoncement du diocèse à percevoir un loyer pour le terrain sur lequel est construit le séminaire (bail de 99 ans). Le séminaire a donc bien été construit (j'étais recteur pendant les annés de construction) uniquement grâce aux dons et aux économies de notre société de vie apostolique.
Il me semble qu'il serait préférable de ne pas comparer les institutions entre elles, mais de contribuer à ce que chacun accomplisse les devoirs que la Providence lui demande d'accomplir, avec ses qualités propres.
Je suis intervenu pour vous donner des précisions de "circonstances", merci de ne pas m'en vouloir si je n'interviendrai pas outre, car mes fonctions le requièrent l
Abbé du Fay (actuellement assistant général de la FSSP) |