SACRÉE CONGRÉGATION POUR LES SACREMENTS ET LE CULTE DIVIN
Instruction « Inaestimabile donum » Sur quelques normes relatives au culte du mystère eucharistique
3 AVRIL 1980
DISCOURS DU PAPE ET CHRONIQUE ROMAINE Supplément au numéro 374 - AVRIL 1980
PRÉAMBULE
Le don inestimable de la sainte Eucharistie a fait de nouveau l'objet des considérations de S.S. le pape Jean Paul II, dans la lettre qu'il a adressée aux évêques et, par leur intermédiaire aux prêtres, le 24 février 1980. C'est à la suite de cette lettre que la sacrée Congrégation pour les sacrements et le culte divin attire l'attention des évêques sur quelques normes concernant le culte d'un si grand mystère. Ces indications ne sont pas la synthèse des documents du Saint-Siège au sujet de l'Eucharistie, promulgués après le second Concile du Vatican, et toujours en vigueur, particulièrement dans le Missale romanum (1), dans le rituel De sacra communione et de cultu mysterii eucharistici extra missam (2), dans les instructions Eucharisticum mysterium (3), memoriale domini (4), immensae caritis (5), liturgicae instaurationes (6). La Sacrée congrégation constate avec joie les fruits nombreux et positifs de la réforme liturgique: participation plus active et plus consciente des fidèles aux mystères liturgiques, enrichissement doctrinal et catéchétique, grâce à l'usage de la langue vulgaire et à l'abondance des lectures bibliques, accroissement du sens communautaire de la vie liturgique, efforts féconds pour combler le fossé entre la vie et le culte, entre la piété liturgique et la piété personnelle, entre la liturgie et la piété populaire. Mais ces aspects positifs et encourageants ne peuvent cacher la préoccupation avec laquelle on observe les abus très fréquents et de toutes sortes qui sont signalés dans diverses régions du monde catholique: confusion des rôles respectifs, particulièrement en ce qui se rapporte au ministère sacerdotal et au rôle des laïcs (récitation indifférenciée et en commun de la prière eucharistique, homélie faite par les laics, communion distribuée par les laïcs tandis que les prêtres s'en dispensent); perte croissante du sens du sacré (abandon des ornements liturgiques, eucharistie célébrée en dehors des églises sans vraie nécessité, manque de respect envers le Saint Sacrement, etc.); méconnaissance du caractère ecclésial de la liturgie (usage de textes personnels, prolifération de prières eucharistiques non approuvées, prières mises au service de buts sociopolitiques). Dans ces cas, nous nous trouvons en face d'une véritable falsification de la liturgie catholique: « Il se rend coupable de falsification, celui qui, au nom de l'Église, célèbre le culte divin de manière opposée à celle qui est établie par l'Église en vertu de l'autorité divine et qui est traditionnelle dans l'Église ». (7) Tout ceci ne peut porter de bons fruits. Les conséquences en sont - et il ne saurait en être autrement - l'atteinte l'unité de la foi et du culte dans l'Église, l'insécurité doctrinale, le scandale et l'incertitude du peuple de Dieu et, de manière quasi inévitable, des réactions violentes. Les fidèles ont droit à une liturgie vraie, qui soit celle que l'Église a voulue et déterminée, en prévoyant aussi les possibilités éventuelles d'adaptations demandées par les exigences pastorales scion les divers lieux ou les divers groupes de personnes. Les expérimentations, les changements et la créativité indus désorientent les fidéles. De plus, l'usage de textes non autorisés a pour conséquence que le lien nécessaire entre la lex orandi et la lex credendi vient à manquer. II faut rappeler à ce propos l'avertissement du concile Vatican Il: « Absolument personne..., pas même le prêtre, ne peut, de son propre chef, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie ». (8) Et Paul VI a rappelé que « ceux qui profitent de la réforme pour se livrer à des expériences arbitraires dispersent des forces et blessent le sens de l'Église ». (9)
A. - La sainte messe
1. - « Les deux parties qui constituent, en quelque sorte la messe, c'est-à-dire la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique, sont si étroitement unies entre elles qu'elles constituent un seul acte de culte ». (10) Il ne convient donc pas de s'approcher de la table ou l'on reçoit le pain du Seigneur si on ne s'est pas arrêté d'abord à la table de sa parole (11). La sainte Écriture a donc la plus grande importance dans la célébration de la messe. En conséquence, on ne peut négliger ce que l'Église a établi pour que « dans les célébrations liturgiques..., la lecture de la sainte Écriture soit plus abondante, plus variée et mieux adaptée. (12) On doit observer les normes fixées dans le lectionnaire, aussi bien pour le nombre des lectures que pour les indications concernant les circonstances particulières. Ce serait un grave abus de remplacer la parole de Dieu par celle d'un homme, quel qu'il soit ». (13) 2. - La lecture de la péricope évangélique est réservée au ministre ordonné, c'est-à-dire au diacre ou au prêtre. Les autres lectures doivent être confiées, lorsque c'est possible, à un lecteur institué ou à d'autres laïcs, préparés au point de vue spirituel et au point de vue pratique. Un psaume responsorial suit la première lecture; il est partie intégrante de la liturgie de la parole. (14) 3. - L'homélie a pour but d'expliquer aux fidèles la parole de Dieu proclamée dans les lectures et d'en actualiser le message. L'homélie revient donc au prêtre ou au diacre. (15) 4. - La proclamation de la prière eucharistique, qui de par sa nature est comme le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination. C'est donc un abus de faire dire certaines parties de la prière eucharistique par le diacre, par un ministre inférieur ou par les fidèles. (16) Ce n'est pas pour cela que l'assemblée reste passive et inerte en silence, elle s'unit au prêtre par la foi et elle exprime son adhésion par les diverses interventions prévues au cours du déroulement de la prière eucharistique réponse au dialogue de la préface, sanctus, acclamation après la consécration et amen final, après le Per ipsum, qui lui aussi est réservé au prêtre. Cet amen final, en particulier, devrait être mis en valeur par le chant, car il est le plus important de tous ceux de la messe. 5. - On doit utiliser seulement les prières eucharistiques contenues dans le missel romain ou légitimement admises par le Siège apostolique, selon les modalités et dans les limites qu'il a fixées. Modifier les prières eucharistiques approuvées par l'Église ou en adopter d'autres dues à la composition privée est un abus très grave. 6. - On se rappellera qu'on ne doit pas superposer d'autres prières ou de chants à la prière eucharistique (17). En proclamant la prière eucharistique, le prêtre doit prononcer le texte clairement, de manière à en faciliter la compréhension aux fidèles et favoriser la formation d'une véritable assemblée, toute attentive à la célébration du mémorial du Seigneur. 7. - CONCELEBRATION. La concélébration, remise en pratique dans la liturgie occidentale, manifeste de manière privilégiée l'unité du sacerdoce. Les concélébrants doivent donc être attentifs aux signes qui marquent cette unité: par exemple, être présents depuis le début de la célébration, revêtir les vêtements liturgiques prescrits, occuper la place qui leur revient en fonction de leur ministère de concélébrants et observer fidèlement les autres règles afin que la célébration se déroule de manière digne (18). 8. - MATIÈRE DE L'EUCHARISTIE. Fidèle à l'exemple du Christ, l'Église a constamment utilisé le pain et le vin mélangé d'eau pour célébrer la Cène du Seigneur. Le pain employé pour la célébration de l'Eucharistie, selon la tradition de toute l'Église, doit être azyme. En raison de son rôle de signe, la matière de la célébration eucharistique « doit se présenter vraiment comme une nourriture ». Ceci doit se comprendre comme s'appliquant à la consistance du pain, et non à sa forme, qui demeure la forme traditionnelle. On ne peut ajouter d'ingrédients étrangers a la farine de froment et a l'eau. La préparation du pain demande beaucoup de soin, afin que la manière dont il est fait ne soit pas au détriment du respect dû au pain eucharistique, permette de le fractionner de manière digne, ne produise pas un émiettement excessif et ne heurte pas la sensibilité des fidèles lorsqu'ils le consomment. Le vin utilisé pour la célébration eucharistique doit être tiré « du fruit de la vigne » (Lc 22. 18), naturel et pur, c'est-à-dire sans mélange de substances étrangères (19). 9. - LA COMMUNION EUCHARISTIQUE. La communion est un don du Seigneur, qui est donné aux fidèles par l'intermédiaire du ministre qui a été délégué pour cela. Il n'est pas permis aux fidèles de prendre eux-mêmes le pain consacré et le calice; et encore moins de se les transmettre les uns aux autres. 10. - Le fidèle, religieux ou laïc, autorisé pour être ministre extraordinaire de l'Eucharistie, pourra distribuer la communion seulement lorsque font défaut le prêtre, le diacre ou l'acolyte, lorsque le prêtre est empêché de le faire à cause d'une infirmité ou de son âge avancé, ou lorsque le nombre des fidèles qui s'approchent de la communion est si grand qu'il prolongerait vraiment trop longtemps la célébration de la messe (20). Il faut donc réprouver l'attitude des prêtres qui, tout en étant présents à la célébration, s'abstiennent de distribuer la communion et laissent cette tâche aux laïcs. 11. - L'Église a toujours exigé des fidèles un grand respect envers l'Eucharistie au moment où ils la reçoivent. Quant à la manière de s'approcher de la communion, les fidèles peuvent la recevoir à genoux ou debout, selon les régies établies par les conférences épiscopales. « Lorsque les fidèles communient à genoux, ii n'est pas requis d'eux un autre signe de révérence envers le Saint Sacrement, puisque le fait de s'agenouiller exprime par lui-même l'adoration. Mais lorsqu'ils communient debout, il est vivement recommandé que, s'avançant en procession, ils fassent un acte de révérence avant la réception du sacrement, au lieu et au moment opportuns pour que l'accès et le départ des fidèles ne soient pas troublés ». (21) L'amen prononcé par les fidèles lorsqu'ils reçoivent la communion est un acte de foi personnel dans la présence du Christ. 12. - Au sujet de la communion sous les deux espèces, on doit observer ce que l'Église a fixé, soit pour le respect dû au sacrement lui-même, soit pour le bien de ceux qui reçoivent l'Eucharistie, selon la diversité des circonstances, des temps et des lieux (22). Que les conférences épiscopales et les ordinaires n'aillent pas non plus au-delà de ce qui est établi par la discipline actuelle: que la faculté de communier sous les deux espèces ne soit pas accordée sans discernement et que les célébrations y donnant lieu soient nettement précisées; que les groupes bénéficiant de cette faculté soient clairement déterminés, disciplinés et homogènes. (23) 13. - Même après la communion, le Seigneur demeure présent sous les espèces. C'est pourquoi, une fois la commcnion distribuée, les parcelles qui sont restées doivent être consommées ou portées au lieu de la sainte réserve eucharistique par le ministre compétent. 14. - Par contre, le vin consacré doit être consommé aussitôt après la communion, et il ne peut être réservé. On veillera à ne consacrer que la quantité de vin nécessaire à la communion. 15. - On observera les règles prescrites pour la purification du calice et des autres vases sacrés qui ont contenu les espèces eucharistiques. (24) 16. - Un respect et un soin particulier sont dus aux vases sacrés, aussi bien au calice et à la patène pour la célébration de l'Eucharistie qu'aux ciboires pour la communion des fidèles. La forme des vases doit être adaptée à l'usage liturgique auquel ils sont destinés. La matière doit être noble, durable et dans tous les cas convenir à l'usage sacré. Dans ce domaine, c'est à la conférence épiscopale de chaque région qu'il appartient de juger. On ne peut employer de simples corbeilles ou d'autres récipients destinés à l'usage commun en dehors des célébrations sacrées, ou de mauvaises qualité, ou qui manquent vraiment de style artistique. Les calices et les patènes, avant d'être mis en service, doivent être bénis par l'évêque ou par un prêtre. (25) 17. - On doit recommander aux fidèles de ne pas omettre, après la communion, l'action de grâce qui s'impose, soit pendant la célébration en pratiquant quelques instants de silence ou en utilisant quelque hymne ou psaume ou autre chant de louange, (26) soit après la célébration en demeurant si possible en méditation pendant un temps convenable. 18. - Comme on le sait, les rôles que la femme peut accomplir dans l'assemblée liturgique sont variés: entre autres, la lecture de la parole de Dieu et la proclamation des intentions de prière des fidèles. Cependant, les fonctions de l'acolyte (celui qui sert a l'autel) ne sont pas permises aux femmes (27). 19. - Une particulière vigilance et un soin spécial sont recommandés pour les messes transmises au moyen des instruments audio-visuels. En effet, étant donné la diffusion très large de ces cérémonies, leur déroulement doit être de qualité exemplaire (28). Dans les célébrations qui se font dans les maisons privées, on observera les normes de l'instruction Actio pastoralis du 15 mai 1969. (29)
B. - Culte eucharistique en dehors de la messe
20. - La dévotion, tant publique que privée, envers la sainte Eucharistie, même en dehors de la messe, est vivement recommandée: en effet, la présence du Christ, adoré par les fidèles dans le Saint Sacrement, découle du sacrifice et porte à la communion sacramentelle et spirituelle. 21. - En organisant des exercices de piété eucharistique, on tiendra compte des temps liturgiques, de façon que les exercices eux-mêmes s'harmonisent avec la liturgie, tirent d'elle en quelque sorte leur inspiration et mènent vers elle le peuple chrétien. (30) 22. - En ce qui concerne l'exposition brève ou prolongée, de la sainte Eucharistie, les processions eucharistiques, les congrès eucharistiques et toute l'ordonnance de la piété eucharistique, on observera les indications pastorales et les dispositions données par le rituel romain. (31) 23. - On n'oubliera pas que, avant la bénédiction avec le Saint Sacrement, il faut consacrer un temps convenable à des lectures de la parole de Dieu, à des chants et des prières et à un peu d'oraison en silence » (32) A la fin de l'adoration, on chante un hymne, on récite ou on chante une des nombreuses oraisons qui sont contenues dans le rituel romain. (33) 24. - Le tabernacle, où l'on conserve l'Eucharistie, peut être placé sur un autel, ou même hors d'un autel, en un endroit de l'église qui soit très visible, vraiment digne et dûment orné, ou encore dans une chapelle adaptée à la prière privée et à l'adoration des fidèles. (34) 25. - Le tabernacle doit être solide, inviolable, non transparent (35). La présence de l'Eucharistie y sera signalée par le conopée ou d'une autre façon déterminée par l'autorité compétente, et devant le tabernacle devra brûler en permanence une lampe, en signe d'honneur rendu au Seigneur. (36) 26. - Devant le Saint-Sacrement, qu'il soit enfermé dans le tabernacle ou exposé publiquement, on conservera la coutume vénérable de faire la génuflexion, en signe d'adoration. (37) Il faut donner une âme à ce geste. Afin que le coeur s'incline avec un profond respect devant Dieu, la génuflexion ne sera laite ni d'une manière empressée ni d'une manière distraite. 27. - Si quelque chose a été introduit en contradiction avec les dispositions ci-dessus, on doit le corriger. La plupart des difficultés rencontrées dans la réalisation de la réforme de la liturgie et surtout de la messe proviennent du fait que certains prêtres et certains fidèles n'ont peut-être pas eu une connaissance suffisante des raisons théologiques et spirituelles pour lesquelles ont été faits les changements, selon les principes établis par le concile. Les prêtres doivent approfondir toujours davantage le sens authentique de l'Église (38), dont la célébration liturgique, surtout la messe, est une expression vivante. Sans une culture biblique adéquate, les prêtres ne peuvent pas présenter aux fidèles le sens de la liturgie comme actualisation, dans les signes de l'histoire du salut. La connaissance de l'histoire de la liturgie contribuera aussi à faire comprendre une reprise et une adaptation de la tradition authentique. La liturgie exige, en outre, un grand équilibre. Comme le dit en effet la constitution Sacrosanctum concilium. « elle contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Église. Car il appartient en propre à celle-ci d'être à la fois humaine et divine, visible et riche de réalités invisibles, fervente dans l'action et occupée a la contemplation présente dans le monde et pourtant étrangère. Mais de telle sorte qu'en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin; ce qui est visible, à l'invisible; ce qui relève de l'action, à la contemplation; et ce qui est présent, à la cité future que nous recherchons » (39). Sans cet équilibre, on arrive à une déformation du vrai visage de la liturgie chrétienne. Pour atteindre plus facilement ces idéaux, il sera nécessaire de favoriser la formation liturgique dans les séminaires et dans les facultés (40) et la participation des prêtres à des cours, à des congrès, à des rencontres ou à des semaines liturgiques, dans lesquels l'étude et la réflexion soient valablement complétées par des célébrations exemplaires. Ainsi les prêtres pourront s'engager dans une action pastorale toujours plus efficace, dans la catéchèse liturgique des fidèles, dans l'organisation de groupes de lecteurs, dans la formation spirituelle et pratique de ceux qui servent à l'autel, dans la formation des animateurs de l'assemblée, dans l'enrichissement progressif d'un répertoire de chants, en somme dans toutes les initiatives qui peuvent favoriser une connaissance toujours plus profonde de la liturgie. Dans la mise en oeuvre de la réforme liturgique, grande est la responsabilité des commissions nationales et diocésaines de liturgie, des instituts et des centres de liturgie, surtout dans le travail de traduction des livres liturgiques et dans la formation du clergé et des fidèles à l'esprit de la réforme voulue par le concile. L'oeuvre de ces organismes doit être au service de l'autorité ecclésiastique, laquelle doit pouvoir compter de leur part sur une collaboration qui soit fidèle aux normes et aux directives de l'Église et étrangère aux initiatives arbitraires et aux particularismes pouvant compromettre les fruits du renouveau liturgique. Ce document arrivera entre les mains des ministres de Dieu dix ans après le missel romain, promulgué par le pape Paul VI à la suite des prescriptions du concile Vatican II. Il semble opportun de revenir sur quelques paroles prononcées par ce pontife à propos de la fidélité aux normes de la célébration: « C'est un fait fort grave lorsqu'on introduit la division justement là où « l'amour du Christ nous a rassemblés en un seul corps », congregavit nos in unum Christi amor, c'est-à-dire dans la liturgie et dans le sacrifice eucharistique, en refusant le respect dû aux normes fixées en manière liturgique. C'est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques, de célébrer dans la dignité et la ferveur, la liturgie rénovée ». (41) Les évêques comme « organisateurs, promoteurs et gardiens de toute la vie liturgique dans l'Église qui leur est confiée », (42) sauront trouver les moyens les plus aptes en vue d'une application diligente et ferme de ces normes, pour la gloire de Dieu et le bien de l'Église.
A Rome, le Jeudi saint, 3 avril 1980.
Cette instruction, préparée par la S. Congrégation pour les Sacrements et le culte divin, a été approuvée le 17 avril 1980 par le pape Jean Paul II qui, en la confirmant de son autorité, a ordonné qu'elle soit publiée et observée par tous ceux qui sont concernés.
James R. Card. KNOX. Préfet.
Virgilio NOE. Secrétaire- adjoint
1. Deuxième édition typique, Rome, 1975. 2. Edition typique, Rome, 1973. 3. S. Congr des Rites, 25 mai 1967: AAS 59 (1967), pp. 539-573. 4. S. Congr. pour le Culte divin. 29 mai 1969: AAS 61 (1969), pp 541-545 5. S. Congr. pour la Discipline des Sacrements, 29 janvier 1973: AAS 65 (1973), pp. 264-271 6. S. Congr. pour le culte divin, 5 septembre 1970: AAS 62 (1970), pp. 692-704. 7. Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique. 2-2, q. 93, a. 1. 8. Conc. Vatican Il, const. sur la saints liturgie Sacrosanctum concilium, n. 22. § 3. 9. Paul VI, allocution du 22 août 1973: L'Osservatore romano, 23 août 1973. 10. Concile Vatican II, constitution sur la sainte liturgie, Sacrosanctum concilium, n. 56. 11. Cf. ibid., n. 56; cf. aussi concile Vatican Il, constitution dogmatique sur la révélation divine Dei Verbum, N. 21. 12. Concile Vatican Il. constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum concilium, n. 35, § 1. 13. Cf. S. Congr. pour le culte divin, instr. Liturgicae instaurationes, n. 2, a. 14. Cf. Institution generalis missalis romani, N. 36. 15. Cf. S. Congr. pour le culte divin, instr. Liturgicae instaurationes, n. 2, a. 16. Cf. S. Congr. pour le culte divin, circul. Eucharistiae participationem, 27 avril 1973; AAS 65 (1973), pp. 340-347, n. 8; instr. Liturgicae instaurationes, n. 4. 17. Cf. Insititutio generalis missalis romani, N. 12. 18. Cf. ibid., nn. 156, 161-163. 19. Cf. ibid., nn. 281-284; S. Congr. pour le culte divin. instr. Liturgicae instaurationes, n. 5; Notitiae 6 (1970), 37. 20. Cf. S. Congr. pour Ia discipline des Sacrements, instr. Immensae caritatis, n. 1. 21. S. Congr. des Rites, instr. Eucharisticum mysterium, n. 34; cf. Institutio Generalis missalis romani, nn. 244 c; 246, b; 247, b. 22. Cf. Institutio generalis missalis romani, nn. 241-242. 23. Cf. ibid., n. 242 (à la fin). 24. Cf. ibid.. n. 238. 25. Cf. Institutio generalis missale romani, nn. 288, 289, 292, 295; S. Congr. pour le culte divin, instr. Liturgicae instaurationes, n. 8; Pontificale romanum, ordo dedicationis ecclesiae et altaris, p. 125. n. 3. 26. Cf. Institutio generalis missale romani, n. 56 j. 27. Cf. S. Congr. pour le culte divin, instr. Lirurgicae instaurationes, n. 7 28. Cf. Concile Vatican Il, const. sur la sainte liturgie Sacrosanctum concilium, n. 20; conseil pont. pour les instruments de communication sociale, instr. Communio et progressio, 23 mars 1971: AAS 63(1971), pp. 593-656. n. 151. 29. AAS 61 (1969), pp. 806-811. 30. Cf. Rituale romanum, De sacra communione et de cultu mysterii eucharistici extra missam, nn. 79-80. 31. Cf. ibid., nn. 82-112. 32. Ibid., n. 89. 33. Cf. ibid., n. 97. 34. Cf. Institutio generalis missalis romani, n. 276. 35. Cf. Rituale romanum, De sacra communione et de cultu mysterii eucharistici extra missam, n. 10. 36. Cf. S. Congr. des Rites, instr. Eucharisticum mysterium, n. 57. 37. Cf. Rituale romanum, de sacra communione et de cultu mysterii eucharistici extra missam, n. 84. 38. Cf. Concile Vatican II, const. dogm. sur I'Église Lumen gentium. 39. Concile Vatican II, constitution sur la sainte liturgie Sacrosanctum concilium, n. 2. 40. Cf. S. Congr. pour l'Education catholique, instr. sur la formation liturgique dans les séminaires In ecclesiasticam futurorum sacerdotum formationem, 3 juin 1979. 41. Allocution au consistoire du 24 mai1976: AA5 68 (1976), p. 374. 42. Concile Vatican II, décret Christus dominus, n. 15.
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