| Auteur : Manant de Ligueur |
| Sujet : Un prince catholique européen renforce son pouvoir |
| Date : 2003-03-16 20:44:48 |
Je pense que l'article suivant intéressera les membres de ce forum, s'ls se souviennent que le prince Hans-Adam de Liechtenstein a joué le premier rôle dans la création de l'archevêché de Vaduz , dont le titulaire est Mgr Haas : c'est-à-dire le plus traditionaliste des évêques résidentiels actuels.
De : http://www.letemps.ch/template/static.asp?depeche=/depechesats/news1.html
( Pour connaitre l'opinion des opposants au prince, on peut lire 'Libération' de samedi : http://www.liberation.fr/page.php?Article=95888 )
Liechtenstein: victoire totale pour le prince Hans-Adam II 16.03.2003 - 18:58
VADUZ - Le Liechtenstein a affermi la couronne sur la tête de son prince en acceptant à 64,3 % une modification de la constitution. Hans-Adam II dispose désormais de l'immunité totale et d'un pouvoir d'intervention élargi sur les affaires de politique générale. En revanche, l'initiative pour la paix constitutionnelle proposée comme alternative par un comité de citoyens a atteint 16,5 % des voix.
Le projet déposé par le prince a déchaîné les passions dans la Principauté. Dans un esprit de conciliation, deux cents citoyens de toutes tendances politiques ont proposé à leur tour une initiative " our la paix constitutionnelle", à mi-chemin entre le projet du prince et la constitution actuelle - qui date de 1921.
Très heureux du résultat, Hans-Adam II a déclaré devant la presse qu'il s'agissait là de sa dernière tâche importante. Il va maintenant "lentement" remettre sa fonction de chef de l'Etat au prince héritier Alois. Il n'a toutefois pas mentionné de délai pour ce passage de témoin.
Hans-Adam II a désormais les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires en main, estiment ses détracteurs. Pour le prince, c'est le contraire qui est vrai: les droits du peuple sortent renforcés du scrutin, selon lui.
La commission du Conseil de l'Europe "pour la démocratie par le droit" (Commission de Venise) avait émis en décembre dernier de vives réserves concernant la réforme de constitution demandée par le prince Hans-Adam II.
La réforme "constituerait un grave retour en arrière" du système politique de cet Etat membre du Conseil de l'Europe en donnant "un pouvoir discrétionnaire personnel" au monarque, avait jugé la commission.
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