Article paru dans OF ce jour :
Lors de la cérémonie des Cendres, Mgr Soubrier les avait traités de "gens malhonnêtes avançant le visage masqué". Se sentant "injustement accusés", les intégristes répliquent par l'intermédiaire de l'abbé Bonneterre, prieur de la FSSPX.
Les propos fermes de Mgr Soubrier à l'égard des intégristes font couler beaucoup de salive. Mercredi soir, l'évêque de Nantes avait vivement critiqué "la malhonnêteté" des membres de la FSSPX, "ces gens qui avancent le visage masqué et qui prétendent donner aux catholisues du diocèse de Nantes et à leur pasteur une leçon d'obéissance au pape alors qu'eux-mêmes se sont séparés de lui et refusent ses grands enseignements".
S'estimant "blessé", l'abbé Didier Bonneterre, prieur de la FSSPX à Nantes, a répliqué au prélat. "Le pape Jean-Paul II dérange souvent l'aile marchante du progressisme français", écrit-il dans un communiqué. "Il a demandé à l'Eglise, depuis octobre 2002, de redécouvrir le Rosaire. C'est pour le moins que le Rosaire avait tendance à disparaître (...). Nous avons patienté depuis octobre jusqu'à mars. Rien ou presque. Il était temps que le souhait du pape ne reste pas lettre morte."
Et le prêtre de poursuivre : "Alors que plusieurs évêques de France ouvrent leurs églises pour des messes célébrées par des prêtres de la FSSPX, Mgr Soubrier a préféré construire le mur de la honte. Pas une cérémonie, (pas un chapelet), ne nous est tolérée. Nous ne pouvions pas faire autrement que de trouver un cheval de Troyes. L'opération a réussi : une cathédrale comble pour le premier Rosaire de cette année. Pas un mot de polémique.(...) Les fidèles des paroisses, les nombreuses religieuses du diocèse (...) ont prié avec nous à l'appel du Père commun. J'achève en souhaitant que Mgr Soubrier (...) qui s'est défini à son arrivée dans le diocèse comme un bâtisseur de ponts s'attache à un autre chantier : contruire un pont par-dessus le mur de la honte et oeuvrer enfin à apaiser les conflits dans l'Eglise". |