L’usage de brûler les cadavres humains, comme rite normal des funérailles, se répand dans nos pays, à mesure qu’ils se déchristianisent... Une propagande lui est faite par toutes les sectes aux visées antichrétiennes depuis la loi sur la liberté des funérailles votées en 1887. Blatin précisera à cette occasion que la franc-maçonnerie était « la mère de cette idée ».
Mais, nous catholiques, que devons-nous penser de ce procédé ? « L’incinération est un rite funéraire qui consiste à réduire le cadavre en cendres, au moyen du feu. » Depuis que le terme d’ »incinération » sert à désigner la destruction des ordures ménagères, on préfère parler de « crémation » pour la destruction des corps humains. Cette préférences, à elle seule, jette une lumière révélatrice ! Les PRINCIPAUX ARGUMENTS apportés par les défenseurs de la crémation se présentent sous des étiquette de décence, de prix, d’ hygiène, d’espace vital. Mais derrière tout cela, il y a :
# SATAN QUI SE VENGE ainsi sur le corps, créatures de Dieu et temples du Saint-Esprit ; # La franc-maçonnerie ET LES SECTES ANTICHRETIENNES, puisqu’en effet, c’est chez les ennemis les plus acharnés de l’Eglise que l’idée de crémation a resurgit et s’est développée pour porter le défi, face à l’Eglise.
Cependant, nous allons analyser : * les arguments favorables (décence - coût - hygiène - espace vitale) * Les dangers (point de vue chrétien et juridique) * Le bon sens * La Sainte Ecriture * La doctrine de l’Eglise La conclusion deviendra alors évidente !
I) Valeur des arguments en faveur de la crémation : a) La crémation est une question de décence et de respect des morts Qu’y a-t-il de décent et de respectueux à brûler le corps de sa propre mère, de son époux ou de ses enfants ? Habituellement on brûle ce que l’on ne veut plus ! Un témoin nous décrit la scène : « Certainement, c’est la plus poignante impression d’horreur que j’ai jamais éprouvée. Au seul souvenir de ce corps se tordant, de ces bras battant l’air, demandant grâce, de ces doigts crispés et s’enroulant comme des copeaux, de ces jambes noires qui donnaient de grands coups de pieds, ayant pris feu ainsi que des torches, il me court des frissons ; j’ai la sueur froide au front, et rétrospectivement, je compatis au supplice de ce mort inconnu dont j’ai entendu la chair crier et protester ».
b) La crémation est moins onéreuse que l’inhumation C’est faux ! Préchauffer un four à 800 °C demande un équipement lourd et une énergie considérable. De plus, la crémation pour un corps dure une bonne heure, ce qui n’est pas gratuit. Reste le prix de la tombe, mais il a toujours été possible de faire une tombe pour toute la famille, ce qui réduit notablement le prix et la place.
c) La crémation laisse la terre aux vivants L’argument ne vaut encore que pour les grandes villes, mais est sans objet. Nous avons, aujourd’hui, tous les moyens d’exploiter les sous-sols si c’était vraiment nécessaire. Comment firent les premier chrétiens au temps des persécutions ? Ils construisirent des catacombes, car l’idée de crémation leur faisait horreur. En fait, on veut éloigner les morts des vivants pour faire oublier, si c’était possible, la réalité de la mort.
II) Graves dangers de la crémation : a) Au point de vue chrétien La crémation favorise LA PERTE DE LA FOI. A force de poser des actes impies, on vient à changer les esprits. Pour beaucoup, brûler les corps revient à croire qu’après la mort, il n’y a plus rien. C’est la disparition totale de l’être aimé ; il ne peut être question de résurrection. Et c’est cela le plus grave. Nos ennemis en sont bien conscients. Mgr Chollet, archevêque de Cambrai, donnait en 1887, un passage d’une circulaire des francs-maçons : « L’Eglise Romaine nous a porté un défi, en condamnant la crémation des corps que notre société avait jusqu’ici propagée avec les plus beaux résultats. Nous devrons donc employer tous les moyens pour répandre l’usage de la crémation. L’Eglise, en défendant de brûler les corps, affirme ses droits sur les vivants et les morts, sur les consciences et les corps, et cherche à conserver dans le vulgaire, les vieilles croyances aujourd’hui dissipées à la lumière de la science, touchant l’âme spirituelle et la vie future.
b) Au point de vue juridique L’incinération, si elle se généralise, favorisera la fréquence des pratiques criminelles, en leur assurant l’impunité dans beaucoup de cas (sans compter toutes les histoires de procès pour l’héritage). En effet, aucune autopsie n’est possible après une crémation.
III) Le bon sens Le simple bon sens nous apprend que violenter en quelque sorte le corps d’un défunt en les brûlant, est un profond manquement de respect, un manque d’humanité. Il faut laisser faire les choses comme la nature l’a prévu ! Un jour, on a le corps du défunt dans son intégrité, tel qu’on l’a connu, et le lendemain, un amas de cendres qui pourraient aussi bien être celles de n’importe qui, ou pis encore, celles de morceaux de bois...
IV) La Sainte Ecriture : a) Dans la GENESE, Dieu prononce cette sentence à l’égard d’Adam : « Tu retourneras à la terre dont tu as été tiré « (Gen. III,19) b) L’ensevelissement de Lazare et du Christ ne laisse aucun doute sur le respect dû aux cadavres (cf Jean XI, 1-54 ; Luc XXIII, 33-56), puisque nos corps sont les temples du Saint-Esprit. c) Saint-Paul enseigne l’union mystique du chrétien et de Jésus-Christ, « enseveli comme lui, il ressuscitera à son tour comme lui » ( Rom. VI, 4-6). Or, l’inhumation est une image vivante de cette identification morale de Notre Seigneur et des catholiques : l’Eglise confie à une terre bénie (le cimetière), les gestes mortels des membres du Christ, en vue du jour de la résurrection, comme autrefois, Notre Seigneur fut placé dans le tombeau, en attendant sa résurrection glorieuse (cf I Cor. XV, 42)
V) La doctrine de l’Eglise : Aux yeux des chrétiens, la mort a un double sens : * C’est le châtiment dû au péché. L e corps tiré de la poussière retourne à la poussière. Et cette réalité doit nous maintenir dans l’humilité. * C’est une dissolution, en vue d’une résurrection, car la mort n’atteint pas le principe de notre vie, à savoir, l’âme qui est immortelle.
Notre Seigneur et saint Paul explicitent bien cette doctrine : « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il ne rapporte aucun fruit » St Jean XII, 24. « Ce que tu sèmes, ne reprend pas vie sans mourir d’abord. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Semé dans la corruption, le corps ressuscite incorruptible. » I Cor. XV,26-44.
De plus, l’Eglise s’est exprimée clairement sur cette question : # Le Saint-Office condamne la crémation en 1886 puis en 1926. # Le pape Pie XI écrit le 19 juin 1926 : « La crémation, ce rite barbare, impie et scandaleux, est grièvement illicite ». # Le code de droit canonique résume la position de l’Eglise et y rajoute des sanctions : « Le corps des fidèles défunts doivent être ensevelis, leur crémation étant réprouvée. Si quelqu’un a prescrit que son corps soit livré à la crémation, il est illicite d’exécuter cette volonté. Si elle est insérée dans un contrat, un testament ou un acte quelconque, elle doit être tenue pour non écrite. Can 1203 § 1 et 2. Sont prévis de sépulture ecclésiastique, de messe publique, ceux qui ont demandé que leur corps soit livré à la crémation. » Can. 1240 §1.
CONCLUSION La crémation a toujours été condamnée par l’Eglise. Les motifs qui ont justifié cette condamnation demeurent plus que jamais. AUSSI , nous devons garder les règles de l’Eglise avant son assujettissement au monde, à savoir : « Ceux qui demandent l’incinération, seront privés de : la sépulture ecclésiastique, des messe publiques, et donc aussi des derniers sacrements.
catsor junior |