révélateur, c'est l'argument invoqué : "c'est vieux, tout ça!"
Et on aura beau tenté de se reprendre en déclarant que la Révélation de NSJC a une portée universelle autant qu'éternelle, il n'en reste pas moins qu'indubitablement, la chose ne manque pas d'inquiéter. Car en effet, passé au crible de l'analyse selon "c'est vieux, tout ça!", que reste-t-il du catholicisme, lequel, ne nous en déplaise, demeure un "dépot de la foi" et une transmission, d'où provient l'adjectif "traditionnel", de "tradere", "transmettre" :
L'enseignement des Pères de l'Église ?
"c'est vieux, tout ça!"
Les conciles du passé ?
"c'est vieux, tout ça!"
Le respect de la vie humaine à naître ?
"c'est vieux, tout ça!"
La sacralité du mariage ?
"c'est vieux, tout ça!"
Le respect dû à l'autorité de l'Église ?
"c'est vieux, tout ça!"
Que reste-t-il après "c'est vieux, tout ça!" sinon un éternel présent qui déjà conteste aujourd'hui au nom de demain, sans même parler d'hier ? Beau blanc seing pour la révolution permanente, chère à d'aucuns ...
Il est affligeant de voir jusqu'à quel point les catholiques d'aujourd'hui ont intériorisé, font leurs les principes et les valeurs du monde moderne, monde tout entier en rupture avec les principes de la foi. Balayer du revers de la main d'un sonore "c'est vieux, tout ça!", c'est adhérer au postulat selon lequel aujourd'hui est mieux qu'hier et moins bon que demain, nécessairement, et que nous, nos contemporains, avons tout mieux compris que les générations passées. C'est adhérer à un principe vicieux.
Quant les principes sont bons, les crises demeurent superficielles, car il reste toujours possible de retourner à la voie droite en comparant les turpitudes aux principes. Mais que ceux-ci viennent à se vicier, et nous sommes alors pour ainsi dire laissés sans boussole, incapables de comprendre rien à rien aux dérappages et turpitudes qui nous assaillent.
Et qui doutera que ce ne soit le cas à la simple considération de l'église conciliaire, engluée dans la gangue des principes qu'elles fit siens depuis le dernier concile ( Aggiornamento, droits et dignité de l'homme, accommodement avec le monde moderne, assimilation "des meilleures valeurs de deux siècles de libéralisme ", etc.), où un magistère en partie gagné aux principes faux du monde moderne mêle allègrement le bon grain et l'ivraie, au grand dam des âmes qui se perdent ?
Il importe donc d'examiner les principes qui sous-tendent notre vision du monde, et d'en écarter sans ménagement ceux qui facilitent par trop le jeux de l'adversaire, si ce n'est celui de l'Adversaire tout court.
In Christo,
PGM
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