Certes, comme l'ont annoncé entre autres Jacob, Isaïe, Jérémie, le sceptre est tombé de la Tribu de Juda, le Temple a connu l'abomination de la désolation, les holocaustes de l'Ancienne Loi sont abolis.
Le rétablissement d'un Etat d'Israël royal et sacerdotal serait effectivement contraire à la volonté divine. La Jérusalem terrestre annonçait la Jérusalem céleste ouverte depuis l'avènement du Sauveur, le royaume d'Israël était la figure de l'Eglise future, et ces symboles ne doivent plus exister depuis que ce qu'ils annonçaient est accompli, comme le développe St Thomas.
Maintenant, l'existence d'un Etat d'Israël purement humain, républicain, laïque et social-démocrate comme l'est celui que nous connaissons n'a ni de près ni de loin le moindre enjeu religieux. Il n'est pas question de rebâtir le Temple comme avant la destruction qui châtia le déicide et Dieu du reste ne le permettrait pas. L'Etat d'Israël actuel est un fait purement politique et il ne présente absolument aucune incompatibilité ni contradiction avec aucun principe chrétien.
Et même à la limite au contraire, Mgr Augustin Lémann, prélat domestique de St Pie X, voyait dans le grand rassemblement des Juifs sur cette Terre en cours depuis le début du siècle, le signe avant-coureur de la grande conversion finale des Juifs annoncée par le Seigneur, puisqu'à terme, selon l'opinion de St Justin, Bède Le Vénérable, Mgr de Noé, les Pères Houbigant, Duguet, Lambert, etc... le Royaume d'Israël sera bien rétabli, mais avec des Juifs chrétiens, et le Temple rebâti pour être consacré à Jésus-Christ. (ndlr: ce qui nous débarrassera enfin de la Mosquée d'Omar hin hin hin).
En attendant, sans préjudice de la théologie qui n'est pas concernée par son existence, à l'Etat actuel d'Israël, bastion de l'Occident et digue contre l'Islamisme sur ces contrées troublées, je dis comme le psaume 121, des Vêpres de la Vierge, " Jerusalem, ... loquebar pacem de te, et quaesivi bona tibi..."
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