On oublie ou veut oublier que le pape est d'abord le chef de centaines de millions de catholiques européens et allemands, et qu'il lui fallait penser à eux en priorité. Des actions intempestives et irréfléchies, telles celles proposées par les descendants de ceux qui se tenaient bien à l'abri à New-York ou Londres pouvaient avoir des répercussions catastrophiques sur le terrain. Qu'aurait Pie-XII gagné à faire massacrer son clergé, ses ordres religieux, ses fidèles ? Rien, strictement rien. Cela, on l'oublie ou feint de l'oublier.
A-t-on entendu beaucoup de voix se lever quand des catholiques se font massacrer aux Philippines, au Nigéria, aux Molucques, au Soudan, et j'en passe ? Le Congrès juif mondial a-t-il fermement condamné de telles exactions, ou le Grand rabbinat ? On attend toujours et on attendra longtemps. Or de question d'attirer des foudres supplémentaires sur leurs coreligionnaires, répondront-ils, et à quoi bon du reste, puisque les perpétrateurs ne les écouteront pas ? Alors, pourquoi ne pas accorder la même latitude à Pie-XII ?
Cessons de prendre cette campagne de calomnies pour autre chose qu'elle n'est pas.
In Christo,
PGM
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