NATURE DU MARIAGE :
Gen 2,18 :…non est bonum esse hominem solum… …imisit ergo soporem in Adam…chair de ma chair, os de mes os…il ne s’agit donc pas de deux natures différentes. Annonce de l’unité du couple très grande. "Et erunt duo in carne una". Cette institution a donc Dieu pour auteur. Il crée et veut la dualité. Ceci est confirmé dans les noces de Cana, Jn2, considérées comme une seconde promulgation du mariage, mais cette fois-ci, au rang de sacrement (sentence commune).
Le principe de la monogamie (Ct des Ct) sera obscurci (Rois), mais reviendra à la fin comme de nouveau la règle.
La fondation par Dieu est très importante, car si l’homme est animal, le mariage n’a alors pour signification que le vœu instinctif de se perpétuer. S’il est crée à l’image de Dieu, union substantielle de l’âme et du corps, l’union de l’homme et de la femme font qu’ils sont capables de n’avoir qu’un corps et qu’une âme. Acte de liberté à signification spirituelle. L’inclination de l’un pour l’autre doit se faire alors dans la conformité divine.
La chute originelle n’est pas toutefois sans conséquences ; il y a une déchéance ; l’homme et la femme ne découvrent plus la fidélité qu’à travers un élan égoïste, instinctif. Si le cœur se laisse pénétrer par cet égoïsme, on réduit l’autre au rang d’objet ; alors l’homme perd l’harmonie.
Devant le mariage, il y aura désir et honte ; honte comme conséquence de la chute, qui fait que l’homme se sent proche des animaux ; Homme dominateur et femme captatrice.
L’INDISSOLUBILITÉ : La loi hébraïque a permis la répudiation ; Dt 24,1ss…propter aliquam fœditatem…libellum repudii.
Toutes les lois et institutions de l’antiquité ont connu cette règle. La loi nouvelle va restaurer le mariage dans son intégrité : * Evangiles : Mt 5,32 quiconque renvoie sa femme, hord le cas d’impudicité, la rend adultère Mt 19,9 celui qui renvoie sa femme, hors le cas d’impudicité… Lc 10,8 tout homme qui renvoie sa femme et en prend une autre… * Saint Paul en parle à maintes reprises : Cor 7 : droit des époux 1Cor 10 : indissolubilité 1Cor 3 : allusion indirecte comme remède à la concupiscence. 1 Th 4 : sainteté du mariage, dans la sanctification et l’honneur ; Col 3,5 : mortification ; 1 Cor 7,18 : bonté du mariage, mais virginité meilleure (37-38).
Il fait le parallèle entre le mariage humain et l’union du Christ et de l’Eglise. "Le Christ peut être dit, l’époux de l’Eglise, parce qu’il est son chef, et l’aime comme son propre corps. Il fournit ainsi un modèle au mariage humain. Il devra être uni, indissoluble et fécond, comme l’est l’amour du Christ pour son Eglise".
Dans l’Ancien Testament : Ct 1,2 Os 2,21 Israël épouse de Yahweh ;
L’élévation du mariage au rang de sacrement montre que la sainteté et l’unité sont possibles. Il permet aux époux de faire dominer l’amour de dilection sur celui de concupiscence, et la délicatesse sur la honte.
L’Eglise n’est pas réticente sur le mariage,mais sur tout ce qui le rétrécit et l’avilit. Elle proclame son indissolubilité, avec des faiblesses locales jusqu’au IX siècle ; elle lutte contre le laxisme et le rigorisme.
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