ces "intolérables contraintes à la créativité", aux dires des défenseurs de "l'art moderne", auront donné au monde des chefs-d'oeuvre que toute âme bien née contemplera avec délection, fut-ce dans des siècles. Je doute que nous puissions en dire autant de ce qui encombre, même défigure trop de nos églises.
Pour vous pasticher un peu, mon cher Tadaeus, je dirai que dans "art moderne", il y certes art, mais il y a surtout moderne. Or, si comme l'avaient si bien compris les Grecs anciens, l'art se doit d'être une représentation du beau, du bon et du noble chez l'homme et dans la Création, convenont qu'une époque dite moderne qui se défie de ces concepts ( au nom de la "liberté", soi-disant), voire en prend carrément le contre-pied, s'avère inapte à donner naissance à un art religieux digne du nom.
J'entend déjà les railleries des modernes : "qu'est-ce que le beau, le bon, le noble ?" Ponce Pilate, lui aussi, en bon relativiste pragmatique, se gaussait de la Vérité. Il y aurait long à dire sur ce "non serviam" catégorique. Je laisserai répondre un de mes anciens professeurs : "Si la beauté est relative, le sens du beau, lui, est absolu." Tout comme un coeur droit, une âme sincère reconnaîtra la Seule Vraie Foi au premier contact, au moyen de cette syntonie profonde mise en branle par la Grâce, ainsi en sera-t-il dans le domaine de l'Art. Le beau, le bon, le noble se reconnaissent également d'instinct sous l'impulsion d'un mouvement de la Grâce, celui qui participe à l'ordre divin de la Création, à l'ordre du monde voulu par Dieu.
En ce sens, les "oeuvres" qui affligent Notre-Dame-de-Pentecôte sont en effet blasphématoires. Ce sont des partis-pris pour le Monde, contre Dieu.
In Christo,
PGM
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