Les archives du Forum Catholique
Forum | Documents | Liens | Q.F.P. | Oremus

Les archives du Forum Catholique

JUIN 2001 A JUILLET 2003

Retour à la liste des messages | Rechercher

Afficher le fil complet

" Les mérites de la fondatrice des Missionnaires de la Charité " Imprimer
Auteur : XA
Sujet : " Les mérites de la fondatrice des Missionnaires de la Charité "
Date : 2002-12-21 22:56:28



VATICAN Les mérites de la fondatrice des Missionnaires de la Charité ont été rapidement
reconnus par les autorités religieuses

Jean-Paul II va béatifier
Teresa, «Mère des
pauvres»
Mère Teresa de Calcutta deviendra
officiellement «bienheureuse» le 19
octobre 2003, six ans seulement après
sa mort, à l'issue d'un procès en
béatification le plus rapide de l'histoire
de l'Église catholique, a annoncé hier le
Vatican. Le Pape avait donné son accord
au lancement du procès en béatification
de mère Teresa en mars dernier. Il a
accédé à la requête de l'archevêque de
Calcutta, Mgr Henry Sebastian D'Souza,
qui souhaitait une dérogation aux règles
fixant à cinq ans après la mort le délai
avant qu'un tel procès puisse être
ouvert.

Vatican : de notre correspondante Sophie de Ravinel
[21 décembre 2002]

Jean-Paul II a reconnu hier les deux décrets concernant les vertus héroïques et le miracle
attribué à mère Teresa, faisant ainsi éclater les records de vitesse en matière de procès. La
fondatrice des Missionnaires de la Charité sera ainsi béatifiée le 19 octobre prochain à Rome, à
peine plus de 6 ans après sa mort à Calcutta, en septembre 1997.

Comme si le Pape, qui était très proche d'elle, voulait tout mettre en œuvre pour la déclarer
lui-même bienheureuse au cours d'une cérémonie qui s'annonce grandiose et qui aura lieu à
quelques jours du 25e anniversaire de son pontificat. Sans doute aussi parce que dès sa mort,
celle qui s'est tant occupée des plus pauvres, avait déjà été élevée au rang de sainte par la «vox
populi».

Normalement, cinq années sont nécessaires avant de commencer, au niveau diocésain, le
procès d'une personne «en odeur de sainteté». Ce procès en canonisation est ensuite envoyé à
Rome et de nombreuses années sont encore nécessaires avant que cette personne puisse
éventuellement être élevée au titre de vénérable, puis de bienheureuse et en enfin de sainte. Un
véritable marathon pour les postulateurs, nom donné à ceux qui défendent les causes.

Une dispense a été demandée et acceptée par Jean-Paul II, afin de raccourcir les délais du
procès de mère Teresa. Pour autant, il ne s'agit pas d'un procès bâclé explique le postulateur de
la cause de mère Teresa, le père Brian Kolodiejchuk. «Si la cause de mère Teresa a avancé
avec une telle rapidité, ce n'est pas parce que nous aurions eu l'autorisation d'outrepasser les
obstacles sans les résoudre. Au contraire, nous avons essayé de suivre le procès avec une
grande rigueur. Seulement, la volonté de Jean-Paul II de présenter rapidement la figure de mère
Teresa à la gloire des autels, a conduit à ce que le dossier soit à chaque fois sur le dessus de la
pile des nombreux candidats qui attendent leur tour...»

Si mère Teresa est une des figures les plus célèbres du XXe siècle, peu connaissent les
profondeurs de son âme qui ont été révélées au cours du procès et en particulier cette «nuit de
l'âme» qu'elle a vécue comme d'autres grands mystiques catholiques, tel saint Jean de la Croix.
Une découverte que le père Kolodiejchuk qualifie de «surprise» pour ses proches. Mère Teresa,
dès le début de sa mission dans les rues de Calcutta, à la fin des années 40, est en effet entrée
dans une période où, explique-t-il, «tous ses efforts pour croire, aimer et espérer semblaient
vains». Une épreuve que la future bienheureuse ne cessera de supporter et qui lui fera dire en
1958 «mon sourire est un grand manteau qui cache une multitude de douleurs». Elle-même
affirmait vivre ces souffrances comme une participation à la passion du Christ. Pour le
«postulateur» de sa cause, cette épreuve «lui a permis de pénétrer une autre dimension de la
souffrance et de la pauvreté humaine. Souvent, elle expliquait que la plus grande pauvreté est
«de ne pas se sentir voulu, aimé, considéré, d'être seul». Il apparaît donc évident que cette
expérience intérieure avait dilaté son extraordinaire sensibilité envers les souffrances émotives
et spirituelles, et avait approfondi sa capacité d'amour et de compassion pour les autres».

Le 19 octobre prochain, jour de sa béatification sur la place Saint-Pierre, sera aussi la Journée
des missions, décrétée chaque année par l'Église catholique. Avec les centaines de milliers de
pèlerins, une foule de sœurs en saris blancs, filetés de bleu, sera au rendez-vous fixé par
Jean-Paul II, entourée de centaines de représentants des autres branches de la Congrégation:
des religieuses contemplatives, des frères, des prêtres et des laïcs. Aujourd'hui, les sœurs
Missionnaires de la Charité comptent plus de 4 000 membres répartis parmi les 697 maisons
fondées dans 131 pays du monde.

Source : LE FIGARO du 21/12/02 http://WWW.lefigaro.fr/international/20021221.FIG0016.html


La discussion

      " Les mérites de la fondatrice des Mis [...], de XA [2002-12-21 22:56:28]