Si vraiment StEloi avait intéressé les Dominicains, ou d'autres, ils n'auraient pas laissé les pigeons chier sur l'autel pendant 20 ans.
En attendant, Mgr Ricard avait une carte à jouer. Il pouvait laisser tomber, il pouvait, vendredi 20 décembre, à l'issue du jugement, dire "j'ai récupéré l'église - eh bien je la mets à la dispostion de le FSSPX, directement ou par le biais de l'association StEloi." Et il pouvait même se permettre d'ajouter qu'il agissait ainsi au titre de l'oecuménisme, de la charité, de la conciliation.
Oui, ça aurait eu de la gueule, ça aurait été noble, ça aurait coupé la chique aux éventuels excités de *notre* bord. Mais pour cela, il fallait un esprit noble, il fallait un grand évêque, là où Bordeaux n'a que Mgr Ricard.
J'ajoute que si c'était des musulmans, ou des associatifs d'ultra-gauche, qui avaient réouvert StEloi, le diocèse ne se serait jamais permis d'aller plaider la lettre de la loi (contre toute bonne foi) au tribunal administratif.
Je finis - car cette affaire me fâche, à un point que tu n'imagines même pas- qu'il y a bien un moment où il faut appeler un chat un chat, et une saloperie une saloperie. |