BORDEAUX, 20 déc (AFP) - Les catholiques intégristes comptent rester dans l'Eglise Saint-Eloi
Les catholiques intégristes comptent rester dans l'église Saint-Eloi, malgré la décision du tribunal administratif de Bordeaux d'annuler une délibération du conseil municipal de Bordeaux datant de janvier 2002 et une décision du maire UMP, Alain Juppé, de lui attribuer cette église, a-t-on appris auprès de l'association Saint-Eloi.
Selon eux, leur occupation reste "légale" du fait que le tribunal n'a pas annulé la convention signée par la mairie et l'association Saint-Eloi en janvier. "Seul le maire peut annuler cette convention puisque c'est lui qui l'a signée, et en attendant, notre occupation reste légale", a déclaré à l'AFP l'abbé Hery, de la Fraternité Saint-Pie X qui célèbre des messes à Saint-Eloi depuis septembre.
Dans sa décision, le tribunal a notamment estimé que le conseil municipal, en autorisant le maire à signer cette convention, "a porté atteinte au droit de jouissance du culte affectataire", garanti par la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat.
Le tribunal a aussi considéré qu'"aucun représentant du culte affectataire n'a donné expressément son consentement à la désaffection de cette église", comme le prévoit la procédure normale.
La commune a été condamnée à verser 800 euros à l'archevêque de Bordeaux Mgr Jean-Pierre Ricard, qui avait saisi le tribunal administratif en contestant la légalité de l'affectation de l'église Saint-Eloi à l'association qui y célèbre depuis septembre des messes en latin.
Dès l'annonce de la décision, l'archevêché de Bordeaux a pour sa part souhaité dans un communiqué que la mairie de Bordeaux "restitue l'usage de cette église paroissiale prochainement".
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