Il se trouve que mon frère jumeau est mort né. Et que je ne renoncerai pas à l'espérance de mon salut, ni à celle de le retrouver au ciel. La question des enfants morts sans baptême me parait être la conséquence malheureuse d'une idolâtrie des sacrements. Ce n'est pas le baptême qui sauve ! c 'est Dieu qui sauve un homme ou une femme lorsque celui ci est baptisé. Peut on empêcher Dieu de sauver qui il veut ? Dieu est il lié par le fait que l'EGlise n'a pas fait ou pas pu faire son travail ? Dieu ne voudrait il pas sauver ceux qui sont morts avant d'être entrés dans l'Eglise - et particulièrement des enfants innocents ? S'il ne le veut pas, mérite-t-il encore le qualificatif que lui donne St Jean "Dieu est amour" ? La question du salut n'est pas une question juridique. Le témoignage de Ste Thérèse me parait plus chrétien que la théorie des limbes dont je crois que François Varillon , sj, écrit en 1956 dans un catéchisme assez XIXèmiste que le dernier théologien qui l'a défendu s'est éteint en 1922.
Camus disait "entre la justice et ma mère, je choisirai toujours ma mère". En ce qui concerne Dieu, entre le juridisme et l'amour ... que choisir ? |