| Auteur : Tintin (212.71.20.xxx) |
| Sujet : La récré est finie |
| Date : 2002-12-13 15:44:03 |
L'exemple de Matthieu, et les arguments de DC et du Cal Ratzinger ainsi que la lecture attentive du nouveau missel et de sa présentation générale, m'ont décidé à prendre ma croix et retourner dans le monde "nom"... tout en continuant à "m'abreuver" à la liturgie dite tridentine le Dimanche.
Il y a pas mal de travail à faire, mais je crois que les fidèles que j'y rencontre, bien qu'installés dans leurs (mauvaises) habitudes, ne voient pas d'un trop mauvais oeil l'arrivée d'un surveillant sifflant la fin de la récréation. Je crois que ça les soulage qu'on vienne faire le grand nettoyage, qu'ils attendaient juste que quelqu'un ose le faire, qu'ils en ont au fin fond d'eux-mêmes assez de ne faire les choses qu'à moitié, qu'ils ne veulent plus avoir honte de leur culte catholique.
Mais il sera toujours important de respecter la personne de son interlocuteur, et de bien expliquer que ce n'est pas de sa personne ou de la mienne qu'il s'agit mais de l'Eglise et du culte rendu à Dieu. Ce qui suppose que l'on soit soi-même bien formés, en tout cas mieux que ceux à qui on veut faire la leçon. Et -argument commercial- que les jeunes, pour être attirés, ont besoin d'une liturgie plus transparante, donc où les rubriques, porteuses de signe, soient respectées, sans parler du besoin de "sacré" des "jeunes".
Cela dit, on ne peut obtenir la même chose dans des contextes différents, avec des personnes différentes. La situation est différente partout. Je crois qu'il faut essayer chez soi d'abord, et si vraiment ça ne marche pas, à côté, et ainsi de suite. Il y a des "équipes liturgiques" où c'est perdu d'avance. D'autres où un progrès est possible. Personnellement, j'ai eu d'excellentes expériences avec des Prêtres ... africains, fort sensibles à la liturgie sacrée.
Et puis, je re-propose mon plan que des tradis non opposés au "nom" (s'il est respecté et en V.O.) "envahissent" une église paroissiale à l'agonie.
Question : l'initiative doit partir des fidèles mais aussi du clergé s'il en est là qui soient intéressés. Qu'en est-il aujourd'hui de la "nouvelle génération" de prêtres (et diacres) français exactement ? Quels sont les faits (pas les rumeurs, merci) ?
Tintin -qui a obtenu, outre la chasuble et le lavabo, les lectures à l'ambon et l'enlevage du jardin floral qui ornait la table de l'autel, en attendant d'autres restaurations encore... |
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