disponible sur le site de l'Institut du Christ Roi souverain Prêtre:
...Il (le Christ) règne sur les individus. Il règne aussi sur les sociétés et les nations. Celles-ci peuvent, comme ceux là, rejeter sa domination bienfaisante. Elles peuvent prétendre s'ériger en arbitres souverains de leurs destinées. Elles le font, hélas ! aujourd'hui en grand nombre. L'athéisme et le laïcisme sont le grand mal des sociétés contemporaines. Elles veulent n'avoir d'autre loi que celle d'une majorité. Elles ignorent officiellement l'existence de Dieu et les devoirs qui s'imposent envers lui. Pourquoi cette obstination surprenante dans certains milieux officiels, à refuser à l'enseignement chrétien les subsides indispensables, sinon parce qu'on caresse l'espoir de le voir mourir d'inanition ? C'est là un des cas d'application de la parole du psaume : "Les rois de la terre se soulèvent contre le Seigneur et son Christ" (Ps. 2, 2). Mais, comme nous le chanterons dans une antienne des Vêpres : "La nation qui ne servira pas le Christ périra." Si elle n'admet pas une loi supérieure à celle de l'homme, elle se trouvera livrée sans défense à l'audacieux et aux lobbies qui saisiront le pouvoir et, dans leur ambition, foulera aux pieds les droits sacrés de l'individu. Ce sera le régime totalitaire dont nous avons vu et voyons encore les funestes effets, après en avoir été les victimes. Entre les nations les relations sont régies par la loi du plus fort, car l'égoïsme et la cupidité, pour être collectifs, n'en sont pas moins générateurs de conflits d'autant plus meurtriers que les moyens de destruction mis en œuvre seront plus puissants. Hors de la loi du Christ, la science humaine elle-même, dont les générations actuelles sont si fières, se retourne contre ses détenteurs pour causer leur malheur. Combien, en comparaison des récentes convulsions qui on secoué le monde, le joug du Christ est suave et son fardeau léger ! Il nous porte plutôt que nous le portons. Moyennant la lutte contre les passions, il est une cause de paix et de prospérité à l'intérieur comme à l'extérieur des peuples. Puisse-t-on bientôt le reconnaître ! Notre-Seigneur règne en tous lieux : sur terre, au ciel et dans les enfers tout genou doit fléchir quand son nom béni est prononcé. Les élus l'adorent avec des transports d'amour ; les démons et les damnés obéissent avec colère et désespoir; les événements qui se produisent sur terre n'ont lieu que sur l'ordre ou la permission de Jésus-Christ. Il viendra un moment où une terre nouvelle surgira ; l'humanité alors sera partagée en deux camps absolument séparés : les élus et les réprouvés. Cet état de choses durera éternellement, car la royauté du Christ n'aura pas de terme. Nous l'espérons et nous n'épargnerons rien dans ce but : nous serons pendant l'éternité les sujets de ce roi plein de douceur. A lui rendre nos hommages nous éprouverons une joie qui surpasse notre entendement. Nous lui répéterons sans nous lasser, comme le sainte Église fait dire chaque jour à ses ministres au cours de l'office divin : "Au Roi immortel, à Dieu seul, honneur et gloire dans les siècles des siècles." Ainsi soit-il !
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