est triste. Oui, l'abbé Laffargue aime l'Eglise. Nous le savons, il est tout à fait conscient des scandales qui La secouent, mais comme tout amoureux, il se doit de rechercher les beautés de l'objet de son amour. En effet, il sait que son devoir de prêtre est de sauver les âmes que Dieu lui a confiées. C'est comme cela qu'il travaille à la restauration de la Foi. Humainement, c'est d'ailleurs le moyen le plus efficace: le contact de personne à personne. Nous appartenons à une religion incarnée, pas de grandes idées. Toute la religion catholique découle uniquement de l'Amour personnel que Dieu a pour chacun en particulier. La première mission du prêtre vers ceux qui lui sont confiés est d'être le représentant de cet Amour personnel. Son premier devoir est celui là. Le reste, TOUT LE RESTE, ne vient que très loin derrière. C'est l'immense admiration de l'abbé Laffargue pour Monseigneur Lefevre :"sa douceur évangélique, sa délicatesse, son respect des personnes,.." qualificatifs qui sont cités avant les autres. I termine par ce compliment d'amour de l'Eglise. Terrible drame, que cette opposition entre Eglise catholique et Eglise conciliaire. L'Eglise est devenue une idée, Elle est désincarnée. Ce n'est plus l'unique Eglise du Dieu qui s'est fait chair imparfaite dans sa dimension humaine, théatre de scandales dans une partie de sa hiérarchie..... C'est le refus de l'humanité de l'Eglise. C'est amputé l'Eglise d'une de ses parties. L'Eglise ne peut être celle depuis Vatican II, parce que ce que nous voyons n'est pas bon. L'Eglise est donc ailleurs. Il n'y a plus d'amour dans ce constat. C'est horrible. Et c'est la tristesse que je ressens à la lecture de ce texte de l'abbé Laffargue. Tristesse qui est souffrance. Pourtant, plein d'amour, que fait-il, il prie et garde l'espérance! Quelle leçon pour nous!! L'abbé Laffargue a, c'est évident, la Foi. Il nous montre ici qu'il pratique aussi la vraie charité et l'espérance. Merci Monsieur l'abbé. |