Si vous voulez quelque chose de catholique, voici les canons 1 et 2 du Saint concile de Nicée (7ème concile eucuménique). Lisez bien cela vaut largement un examen de conscience : 1. Qu'il faut en tout observer les divins canons. Pour ceux qui ont obtenu la dignité sacerdotale l'observance des directives des ordonnances canoniques tient place de témoignage de bonne conduite et d'exploit. Ce sont elles que nous aussi nous recevons et chantons avec joie après le prophète David à notre Seigneur Dieu, en disant : "Je me suis réjoui dans la voie de tes témoignages, ils sont toute ma richesse" et : "Tu prescris la justice, donne-moi l'intelligence de tes témoignages et j'en vivrai éternellement". Eternellement nous ordonne la voix du prophète de garder les témoignages de Dieu et d'en vivre, c'est-à-dire dans une observation sans ébranlement ni changement, puisque même Moïse qui a vu Dieu en dit : "On ne peut rien y ajouter, on ne peut rien en ôter" ; et le divin apôtre Pierre y trouve sa gloire et proclame : "Les anges voudraient y jeter un regard" ; et (Paul nous dit) : "Quand bien même ce serait un ange du ciel, qui vous annoncerait un évangile autre que celui que nous avons annoncé, qu'il soit anathème". Puisqu'il en est ainsi, devant ces exhortations qui nous sont adressées, nous embrassons de tout cœur les divins canons, exultant en eux comme celui qui a fait un riche butin, et nous confirmons dans son entier et sans changement le contenu de leurs ordonnances, tel qu'il fut exposé par les saintes trompettes de l'esprit, les tout glorieux apôtres, les six saints conciles œcuméniques, les conciles particuliers rassemblés en vue d'édicter de telles ordonnances et nos saints pères ; car tous sans exception, illuminés par le même esprit, ont décidé ce qui est à notre avantage. Ceux qu'ils ont condamnés à l'anathème, nous les anathématisons ; ceux qu'ils ont condamnés à la déposition, nous les déposons ; ceux qu'ils ont condamnés à l'excommunication, nous les excommunions ; ceux qu'ils ont livrés aux peines canoniques, nous les y soumettons de même. "Notre conduite n'est pas inspirée par l'amour de l'argent, nous nous contentons de ce que nous avons", nous clame à toute voix le divin apôtre Paul, qui monta jusqu'au troisième ciel et entendit des paroles inénarrables.
2. Que l'évêque à sacrer doit promettre par écrit de garder les canons, sinon il ne doit pas être sacré. Etant donné que nous promettons à Dieu dans nos chants de psaumes : "Je méditerai tes commandements, je n'oublierai pas tes paroles", il est certes salutaire que tous les chrétiens observent cette promesse, mais tout spécialement le devront faire ceux qui ont revêtu la dignité pontificale. C'est pourquoi nous ordonnons, que le candidat à la dignité épiscopale doit absolument bien posséder le psautier, afin qu'ainsi il puisse obliger tout son clergé à s'y initier de la même manière ; de plus il devra répondre sous serment au métropolitain s'il est disposé à lire, non pas en passant, mais en cherchant à en comprendre le sens, les divins canons, le livre des saints évangiles, le livre des épîtres de l'apôtre et toute la sainte écriture ; à se conduire selon les divins commandements et à catéchiser son peuple. "L'armature essentielle de notre hiérarchie, ce sont en effet, les paroles inspirées de Dieu", c'est-à-dire la vraie connaissance des divines écritures, comme l'a déclaré le grand Denys. Et s'il y fait des objections et ne consent pas avec joie à agir et enseigner de cette façon, qu'il ne soit pas sacré ; car Dieu a dit par son prophète : "Tu as repoussé la connaissance, je te repousserai et empêcherai d'être mon prêtre".
Je voudrais rappeler que ces canons, comme la Bible, ne peuvent être ni dénigré ni contourné, parce que Dieu a parlé! |