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JUIN 2001 A JUILLET 2003

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Conversations Campos/Rome Imprimer
Auteur : Athanasios D.
Sujet : Conversations Campos/Rome
Date : 2002-11-09 12:35:03

J'ai trouvé cette page sur le site de Campos concernant les CONVERSATIONS DES PRÊTRES DE CAMPOS AVEC LE SAINT SIÈGE, en portuguais avec une traduction française qui lui succède (enfin, un peu laborieuse, je vous l'accorde. Elle doit émaner d'un brésilien qui a apprit la langue de Molière avec la méthode Assimil ) et qui ne manque pas d'intérêt. Vous trouverez le texte intégral EN CLIQUANT ICI

En attendant voisi quelques passages (orientés, je vous l'accorde également ) pour vous mettre l'eau à la bouche et par la même occasion, raffraîchir les mémoires défaillantes de ceux qui se livrent à la critique systématique.

Athanasios

(...)

2)      “LA QUESTION DE LA VISIBILITÉ DE L'ÉGLISE EST TROP IMPORTANTE POUR SON EXISTENCE..." (Mgr. Marcel Lefebvre).

L'église catholique n'est pas une société spirituelle invisible, une réunion de fidèles qui ont la vraie Foi. Ce serait un concept protestant d'Église, condamné par le Magistère de l'Église (cf. Hervé, Manuale Theologiae Dogmaticae, de Ecclesia Christi, n. 332). La Théologie Catholique apprend que l'Église est visible entant que société hiérarchique, avec unité de Foi et de Gouvernement.

"La visibilité de l'Église consiste en son organisation externe, manifeste à tous les regards, et à dite organisation doivent appartenir tous les fidèles par le lien visible de la même foi, externement professée, par le lien de la même obéissance communne à une autorité visible et par le lien de la participation des mêmes sacrements institués par le Christ, voilà l'élément visible de l'Église" (Dictionnaire de Théologie Catholique - D.T.C., v. Église. Col  2144).

Voici ce qu’enseigne le Pape Pie XII: “Ils sont, par conséquent, dans l’erreur dangereuse ceux qui jugent pouvoir se joindre à Christ Tête de l'Église, sans s’adhérer fidèlement à son Vicaire dans le terre. Supprimée la Tête visible et cassés les liens visibles de l'unité,  l’on tourne obscur et l’on défigure tellement le Corps Mystique du Rédempteur, qu’il ne peut pas être vu ni peut être trouvé par tous qui demandent le port du salut  éternel” (Encyclique Mystici Corporis, n. 36). 

Le Concile Vatican I a défini que le Pape est le "perpétuel principe et fondement visible de l'unité de l'Église" (Denz-Scho 3051), en anathématisant ceux qui diraent que Saint Pierre n'aurait pas des perpétuels successeurs dans la primauté sur toute l’Église (Denz-Sho 3058). En répétant toujours cette doctrine, Mgr. Antônio de Castro Mayer enseignait: “Le Pape est le chef de l'Église et, comme tel, le signe et la cause de l'unité visible de la société surnaturelle, internement commandée et vivifiée par le Saint Esprit" (Instruction Pastorale sur l'Église, 2/3/1965, chap. II).

Ainsi pensait Mgr. Marcel Lefebvre: “La question de la visibilité de l'Église est trop importante pour son existence pour que Dieu puisse l'omettre pendant des décennies" (In Mgr. Lefebvre y la Sede Romana, Roma Aeterna, n. 112, p. 5).

3) "NI DES HÉRÉTIQUES NI DES SCHISMATIQUES: CETTE-CI DEVRAIT ÊTRE NOTRE ATTITUDE DANS LA CRISE COURANTE" (Mgr. Marcel Lefebvre).

C’est cette position d’équilibre que nous devons avoir dans la crise courante par laquelle passe la Sainte Église. Ne pas être des hérétiques, ça veut dire,  ne pas s’attacher aux erreurs déjà condamnées par le Magistère de l'Église, surtout le modernisme, l'oecumenisme faux, l'indiférentisme religieux, etc; ni non plus être des schismatiques, ça veut dire, nous séparer de l'unité de gouvernement de l'Église. Et si par nécessité, il y a une situation de séparation, qu'elle soit temporaire et, pendant laquelle, nous maintenions toujours le vif désir de la normalisation, sans nourrir jamais l'esprit de schisme. 

Et le Magistère de l'Église (Lyon XIII - Satis Cognitum)  nous apprend que l'unité de régime ou de gouvernement c'est aussi nécessaire que l'unité de Foi. 

            C'est ce qu’enseignait Mgr. Lefebvre: “Je préfère partir du principe qu’on doit défendre notre foi... Si quelqu'un attaque notre foi, nous disons: non! Mais à cause de ça, dire ensuite que, parce que quelqu'un attaque notre foi, il est hérétique, donc il n’est  plus autorité, donc ses actes n'ont plus aucune valeur... Attention, attention, attention!... Ne nous mettons pas dans un cercle infernal dont nous ne saurons pas comme sortir. Dans cette attitude il y a un vrai danger de schisme... Nous voulons nous maintenir attachés à Rome, au successeur de Pierre, mais nous  repoussons son libéralisme par fidélité à ses prédécesseurs... C’est pourquoi loin de repousser les prières pour le Pape, nous  augmentons nos prières et supplions afin que le Saint Esprit l'éclaire et le fortifie dans le soutien et défense de la foi... C’est pouquoi je n'ai jamais repoussé d’aller à Rome à son  appel ou à  l’appel de ses représentants. La vérité doit s’affermir à Rome plus que dans toute autre place. Il appartient à Dieu de la faire  triompher... Je crois nécessaire  faire ces précisions pour rester dans l'esprit de l'Église... (In Mgr. Lefebvre y la Sede Romana, Roma Aeterna n.112, p. 5 et 6). 

Mgr. Marcel Lefebvre connaissait la condamnation des propositions de Wiclef et de Jean Huss, prédécesseurs des hérétiques du Protestantisme qu’affirmaient qu'un pape mauvais perd l'autorité sur les fidèles (Cfr. Denz.-Scho 1158 et 1222), propositions condamnées comme pas catholiques (Denz,-Scho 1251).

D’ailleurs, c'est un dogme de la Foi catholique: “Nous déclarons, nous disons et définissons  être totalement nécessaire au salut que tous les hommes soient soummis au Pontife Romain” (Boniface VIII, Bulle  Unam Sanctam, Dz-Sh 875).

Et M. l’Abbé Franz Schmidberger, premier successeur de Mgr. Lefebvre comme supérieur  de la Fraternité Saint Pie X, en parlant des conversations actuelles avec le Saint Siège, a exposé "l'importance de maintenir des contacts avec Rome pour ne pas tomber dans une mentalité schismatique" (conférence aux EEUU, apud Newsletter of SSPX,  in the UK, août-septembre de 2001-Editorial).

4) "QUI VOUS MÉRISE, C’EST À MOI QU’IL MÉRISE" (Jésus aux Apôtres et successeurs – Lc. 10, 16). Respect des auctorités de l'Église.

Saint Ignace de Loyola, dans ses Exercices Spirituels, à la 10ª Règle pour sentir avec l'Église, enseigne que nous devons être plus prêts à louer les directives et comportement de nos superieurs qu’à les critiquer. Et que, même quand elles ne sont pas bonnes, en parler contre eux, publiquement ou en conversations, il en proviendrait plus de critiques et de scandale que de profit. On causerait déshonneur à l'auctorité. Ce peut être utile de parler aux gens qui peuvent remédier au mal.

Donc, Mgr. Fellay, dans une entrevue à la revue "30 JOURS", à la déclaration du journaliste: “Soyons réalistes. C'est vraiment difficile que Rome puisse dire: nous nous sommes trompés avec le Concile Vatican II", il a répondu: “Vous avez raison: il nous faut être réalistes. Nous n’attendons pas que le Vatican fasse un grand mea culpa, en disant des choses comme: 'Nous avons promulgué une fausse messe'. Nous ne voulons pas que l'auctorité de l'Église soit diminuée encore plus. Il fut  déjà assez: ça suffit..

(...)

10)  “NE JUGEZ PAS ET VOUS NE SEREZ PAS JUGÉS,  NE CONDAMNEZ PAS ET VOUS NE SEREZ PAS CONDAMNÉS " (Jésus dans Lc. 6, 37).  NE JUGEZ PAS AVANT LE TEMPS” (St. Paul dans I Cor. 4, 5).

"Toutes les choses ressemblent jaunes aux yeux des affectés par jaunisse... La malice du jugement irréfléchi, d’une manière semblable à cette maladie, fait ressembler que tout est mauvais aux yeux des ceux qui en sont affectés... Si une action aurait cent aspects différents, nous devrions la regarder seulement sur le meilleur côté..." (St. François de Sales, Philotée, III, 27).

Et qui enlève injustement la renommée à son prochain, en plus du péché qu’il fait, est tenu à la restitution..." (idem, ibidem III, 28).

(...)

12) "JE CROIS DANS LA POSSIBILITÉ D'UN ACCORD PRATIQUE ET DANS LA TOTALE INNUTILITÉ DE DISCUTIONS DOCTRINALLES DANS LE MOMENT ACTUEL" (M. L’Abbé Philipe Laguérie, Fraternité  Saint Pie X):

“Voici ma conclusion - surprenante, peut-être: je crois à la possibilité d'un accord pratique et à l'innutilité totale des discussions  doctrinalles à l'heure présente...  On perd le temps - et peut-être la propre âme - avec ces discussions qui n'atteignent jamais une conclusion, pour la raison évidente qu'elles n'ont pas la moindre problématique commune. Est-ce que cela veut dire que je suis contre tout accord? Non, au contraire. Si un accord doctrinal ne sera possible que dans 20 ou 30 années, ce n’est pas une raison pour renoncer à l'accord..." (DICI n. 8, 18/5/2001, p. 12).

La Fraternité St. Pie X a demandé au Cardinal de Paris une Église afin que ses fidèles pussent visiter pour le jubilé de l'année 2000. Ils leur ont donné l'Église de St. Sulpice dans laquelle les fidèles ont prié, conduits par les prêtres de la Fraternité, étant reçus par le curé de la paroisse locale qui leur a donné des paroles de réception. Il fut un accord pratique, fructueux, sans avoir été résolu la question doctrinaire.

Également aussi la même Fraternité St. Pie X, pour l’occasion du Pèlerinage à Rome au Jubilé de l'année 2000, fit un accord pratique avec le Vatican, dans le sens qu’on leur donât le permis d’entrer dans les basiliques. Le Vatican leur a donné l'entrée dans les Basiliques, l'usage des microphones par les Évêques, mais il ne leur a pas autorisés la Messe. Il fut un acord pratique, non totalement satisfaisant parce que la Sainte Messe traditionnelle n'a pas été permise, mais cela eut beaucoup de fruits, même sans avoir été résolue la question doctrinalle.

(...)

Aussi Mgr. Lefebvre, en lettre aux prêtres du District de France, disait: “Je pense que nous devons aller surtout où on nous appelle et ne pas donner l'impression que nous avons une juridiction universelle, ni une juridiction sur un pays ou une région. Ce serait baser notre apostolat sur une base fausse et illusoire. C’est pourquoi également, si les autres prêtres satisfont habituellement aux besoins des fidèles, il ne faut pas que nous nous mélangions dans son apostolat, mais oui nous nous rejouir qu'il y a d’autres prêtres catholiques qui se lèvent pour sauver les âmes " (27/4/1987).


La discussion

      Conversations Campos/Rome, de Athanasios D. [2002-11-09 12:35:03]
          Plusieurs bons arguments..., de Nicolas de la Monteau [2002-11-10 16:43:46]
          Bof, de Justin Petipeu [2002-11-11 14:13:37]