| Auteur : Winfried WUERMELING |
| Sujet : Arlequinerie cathédrale St Denis |
| Date : 2002-08-30 22:59:00 |
- FRANCE: L'affaire de la cathédrale de St Denis près de Paris frôle le ridicule. En deux mots: cette église - haut lieu de France où ses rois furent consacrés et où leurs tombeaux (vides depuis la Révolution) sont toujours solennellement exposés - fut envahie il y a une dizaine de jours par une horde d'immigrés illégaux, appelés cyniquement "les sans-papiers". Leur nombre augmentait de jour en jour, et finalement la police les a évacués de la cathédrale ce vendredi 30 août. Cette action est absurde, car des sans-papiers sont aussi bien illégaux à l'intérieur de la cathédrale qu'à l'extérieur, et dans toute la France. Si la police les évacue d'un endroit illégal vers un autre illégal, cela rime à quoi ? C'était l'occasion rêvée d'avoir les sans-papiers illégaux en grand nombre au même endroit, et d'en finir avec cette illégalité: il fallait profiter de l'occasion et les mettre tout simplement tous aux frontières, hors de la France. - Mais c'est vrai, il n'y a plus de frontières. Nous redisons donc notre point de vue: dans cette Arlequinade ce ne sont pas les catholiques qui devraient aider qui que ce soit des acteurs en jeu qui sont tous devenus fous: ou on a une loi, et on l'applique, c'est-à-dire on cesse l'état d'illégitimité des sans-papiers d'une manière ou d'une autre, ou alors il n'y a pas de loi. Dans ce dernier cas ils arriveront par d'autres millions, et demain cela sera la loi du jungle ou de la brousse, c'est-à-dire la loi païenne du plus fort. C'est à la France de choisir. L'Etat a voulu cette situation ambiguë, qu'il se débrouille maintenant, et qu'il ne compte pas sur la pitié ni la collaboration des catholiques (80 % du pays). - Pour l'Eglise, si l'on y réfléchit bien, il ne s'agissait pas d'accorder abri à des "réfugiés politiques", comme ce serait son devoir, mais en réalité d'héberger l'envahisseur attiré par l'or et les veaux gras. Est-ce qu'en 1940 c'était le devoir des catholiques d'accueillir les nazis envahisseurs, les bras ouverts? Cette fois-ci, d'ailleurs, l'Eglise, c'est-à-dire Mgr Béranger, a pour une fois agi chrétiennement, après une semaine de tergiversations: il faut arrêter de faire joujou, ou, comme Monseigneur a préféré dire: "Il faut savoir arrêter une action". Mais c'est l'Etat français qui délire. Et ce n'est pas au catholiques de l'aider à délirer en rond. Entre temps, nous prions que Justice revienne, et si possible un Roi soumis au Bon Dieu, bref un nouveau Saint Louis. - Nous pour notre part, nous essayons de suivre Dieu qui a ordonné, depuis Moïse, de ne pas prendre le bien des autres. La terre de France ne serait-elle pas un bien ? En attendant cette Justice, nous essayons de voter "bien", et simultanément nous venons au secours des cas de détresse extrême de certains sans-papiers, notamment les femmes enceintes. Le reste est entre les mains de Dieu tant que la bêtise règne dans les têtes de nos gouvernants. Signé: UNEC.  |
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