Mgr Guy Thomazeau à La Croix (juin 1997). Extrait de l'entretien avec Mgr Guy Thomazeau, évêque de Beauvais, Noyon, Senlis, président de la Commission épiscopale de la famille. Propos recueillis par Laurence Monroe, de La Croix. Paru dans La Croix daté du vendredi 27 juin 1997
Que pensez-vous des propos d'Elisabeth Guigou, ministre de la justice, sur le Contrat d'Union Civile et Sociale... ?
Ma mission d'évêque est d'annoncer plus que de dénoncer. Mais il y a des cas où réagir s'impose à notre responsabilité. Et l'enjeu de ce débat, à long terme, est plus important encore que le précédent. C'est non seulement en tant que chrétien mais en tant que citoyen qu'il faut réagir. On peut pleurer sur l'enfance bafouée et sur tous les enfants qui souffrent de blessures familiales. Mais que fait-on pour que les jeunes aient des points de repère sur le couple et la famille, première cellule de l'organisation sociale ? C'est grave de brouiller les repères qui fondent le droit de la famille.
Le contrat d'union civile et sociale est un serpent de mer. Un groupe de pression déterminé, arguant de motifs d'équité, revendique la parité entre le mariage et toute autre forme de vie à deux. Le contrat d'union civile et sociale est une étape vers cet objectif. Puisse le pays réaliser la gravité de l'enjeu de toute relativisation du droit familial sur un sujet où le droit notarial suffirait à répondre.
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