Si on en croit de simples statistiques, le pratiquant de jeux de rôles type est un garçon âgé d'environ 15 à 20 ans, plutôt meilleur élève que la normale, plutôt pratiquant d'autres activités culturelles, et plutôt issu d'un milieu favorisé. De plus, le taux de criminalité chez cette population est largement inférieur à celui de la tranche d'âge, ce qui s'explique précisément par les facteurs sociaux que je viens d'énoncer. En revanche, ce qui n'a, selon moi, pas de corrélation praticulière avec le milieu social, c'est le taux de suicide. Or, surprise! Les pratiquants de jeux de rôles se suicident moins que la moyenne...
Mon avis est tout simplement que le fait d'incarner un preux chevalier, un elfe "agile et rusé" ou un policier surdoué a sur les populations un effet de catharsis. Je préfère voir mon jeune frère de vingt ans jouer à des jeux de rôles plutôt que de savoir qu'il se drogue. Quitte à en choquer certains. |