| Auteur : Constantin-Don Camillo |
| Sujet : Non, ce n'est pas cela... |
| Date : 2002-07-14 08:20:20 |
cher frère.
Le Saint Siège est investi de l'autorité suprême et peut excommunier directement, sans attendre, les auteurs et complices de ce scandale (l'Eglise se pourrit plus facilement de l'intérieur !).
Votre titre pourrait trouver sa place dans "Libé" ou "L'Huma" tant il me paraît de mauvaise foi, ou du moins partial.
Il me semble plus honnête de constater au contraire que le Saint Siège, devant cette situation très grave, fait pourtant le maximum pour faire preuve de miséricorde jusqu'au bout, en accordant un délai de grâce supplémentaire.
Si vous tuez quelqu'un, croyez-vous que les juges des Assises vous relaxeront "si vous regrettez avant quinze jours" ?
Pourquoi ne pas présenter la réalité telle qu'elle est ?
Il y a une désobéissance très grave, délibérée, pour "prendre le pouvoir" en quelque sorte par-dessus le Siège apostolique, et qui crée un grand scandale parmi les fidèles catholiques (et les autres).
C'est un véritable PUTSCH (clérical aussi, celui-là .
Et je ne connais pas beaucoup de pouvoirs qui pardonnent aux putschistes.... justement, si le Saint Siège pardonnerait encore, c'est bien pour nous donner un signe éclatant que son but premier n'est pas tant le "pouvoir" pour le pouvoir, mais plutôt d'exercer la miséricorde divine !
Et je trouve qu'il le fait admirablement, même dans un cas aussi grave.
Alors, par pitié, ne déformez pas, cher frère, cette Miséricorde en "menace", en "utimatum" : ces personnes se sont excommuinées elles-mêmes !
Les prêtres connaissent le Droit Canonique, et en cas de doute sur un point délicat, ils doivent en référer à l'Ordinaire du lieu A QUI ILS ONT FAIT SERMENT D'OBEISSANCE lors de leur ordination.
S'ils ne le font pas, déjà, cela montre bien une démarche volontairement anormale. Le Malin n'a-t-il pas commencé sa funeste "révolution" - comme dirait Josep - en se rebellant par un "NON SERVIAM" ?
Fraternellement,
Don Camillo (de passage). |
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