Votre comparaison me semblait quelque peu audacieuse (pour ne pas dire provocatrice), d'où mon interrogation appuyée. Votre explicitation me satisfait cependant (ce qui ne vous chaut sans doute guère). Je vous accorde en effet qu'on crie parfois un peu trop vite à la chasse au loup, au lieu d'analyser sereinement les faits. J'ajoute cependant que cette analyse me semble faire défaut autant du côté des "partisans" que du côté des "adversaires" de Monsieur l'abbé Cottard. Un certain parti-pris est en effet aussi visible chez les "médias".
C'est que la question n'est sans doute pas toute simple. Comme vous dites, les faits montrent une responsabilité indéniable de Monsieur l'abbé, voire même une négligence coupable. Tout ce qu'il faut, me semble-t-il (mais je suis totalement ignare en la matière), pour constituer un (quadruple) homicide involontaire. Il y a donc eu faute, il faut rendre justice.
Ceci dit, on peut ensuite argumenter sur l'importance de la peine à infliger. C'est là, il me semble, que la personne du prêtre et que les circonstances entrent en ligne de compte. Et c'est là, donc, que la question devient délicate et que l'on peut craindre qu'au lieu d'être circonstances atténuantes, comme les "partisans" le souhaiteraient peut-être, le sacerdoce et l'éducation "traditionnelle" deviennent circonstances aggravantes aux yeux des juges. Et si je puis ici émettre un jugement personnel, je trouve que 18 mois fermes, s'ils se déroulent dans les conditions dans lesquels ils devraient se dérouler (i.e. sans même accès au bréviaire... sans parler des sacrements !), sont une peine particulièrement lourde pour un prêtre. Monsieur l'abbé Cottard mérite donc nos prières.
In Christo.
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