...mais voici un raisonnement qui pourrait vous satisfaire.
Sans chercher à argumenter dans le débat de l'action diabolique à Medjugorje, on ne peut que déplorer un fait : Medjugorje divise les catholiques. Les conflits font rage entre pro et anti Medjugorje, les clercs ne sont pas d'accord entre eux, l'Autorité a du mal à se faire entendre. Or l'Acte de Foi est clair : "Vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper." Il n'y a que nous qui pouvons nous tromper nous-mêmes.
Les miracles, les conversions, les vocations, sont bien l'oeuvre de la Grâce. Aucun doute sur ce point. Les apparitions, au contenu discutable et aux conséquences pénibles, le sont-elles ? Personne ici n'est fondé à trancher cette question. Néanmoins, la zizanie qu'elles sèment n'est certainement pas l'oeuvre de la Grâce, et là où les hommes n'écoutent pas la Voix de Dieu, celle du Diable se fait entendre infailliblement.
Seulement là où le Diable agit, les Anges le combattent. Et quelle meilleure manière auraient-ils pour annihiler l'influence néfaste du doute que d'accomplir des miracles sur le terrain même que la méfiance, le doute et parfois la haine ont gratifié de leur prédilection ?
C'est ce combat qu'infailliblement les Anges emportent que l'Autorité Romaine appelle "l'action normale de la Grâce". Rien d'exceptionnel à Medjugorge ; rien, sinon une concentration de luttes où la Grâce Divine montre, une fois de plus, son inégalable bienveillance.
Ainsi, peu importent les discours et les désaccords, la Grâce agit à Medjugorge comme ailleurs, et même davantage, car il y a là plus d'âmes à convertir, plus de doutes à détromper, plus de peurs à vaincre.
J'espère vous avoir convaincus.
Gary
-- dites, Rousseau, j'ai pas été trop moralisateur, là ?