Histoire de l´anglicanisme et tradition occidentale
CITE DU VATICAN, Mardi 4 juin 2002 (ZENIT.org) - "L'anglicanisme et la tradition chrétienne occidentale: continuité et changement": à l'occasion du jubilé de la reine Elisabeth II d'Angleterre une exposition sur l'histoire de l'anglicanisme a été inaugurée hier soir dans les musées du Vatican.
L'exposition est due à la collaboration des Musées du Vatican, de la cathédrale de Norwich, et de l'ambassade de Grande-Bretagne près le Saint-Siège. Elle a été inaugurée par le cardinal Edmund Casimir Szoka, président du Gouvernement de la Cité du Vatican, en présence du cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des chrétiens, et du Rév. Stephen Platten, doyen de Norwich, et président des gouverneurs du Centre anglican de Rome.
L'exposition rappelle les racines chrétiennes communes des communautés catholique et anglicane, par delà les siècles de séparation, et les étapes du rapprochement, du dialogue, de l'amitié, des initiatives communes depuis le Concile Vatican II.
Le cardinal Szoka expliquait le sens de cette initiative: "L'archevêque de Canterbury, dans sa préface pour le catalogue de l'exposition, s'exprime ainsi: "J'espère que cette exposition aura un rôle important dans l'approfondissement de la tradition et pour la consolidation de notre amitié oecuménique". Ce sont précisément mes sentiments. Plus nous connaissons nos traditions, en dépassant l'inertie, l'indifférence et l'insuffisante connaissance réciproque, plus vite nous pouvons espérer avancer sur le chemin de l'unité des chrétiens à laquelle le Seigneur nous a appelés".
L'exposition consiste en 21 panneaux relatant en images l'histoire de l'évangélisation de la Grande-Bretagne, l'enracinement de l'Eglise des premiers siècles du Moyen Age, puis les circonstances du schisme provoqué par Henri VIII, au XVIe siècle, et le chemin du rapprochement entre Londres et Rome.
L'exposition souligne en particulier l'année 1966, marquée par la visite à Rome de l'archevêque de Cantorbéry, Michael Ramsey: Paul VI avait décidé de donner son anneau épiscopal au primat d'Angleterre. Un geste qui scella une amitié et dont les effets durent encore. L’anneau est présenté dans l'une des vitrines de l'exposition.
L'évêque Richard Garrand, directeur du centre anglican de Rome, et représentant de la Communion anglicane, soulignait en ces termes le climat fraternel qui s'est développé entre les deux communauté: "Sans la Commission anglicane et catholique-romaine, qui existe depuis de nombreuses années, cela n'aurait pas été possible auparavant, mais aujourd'hui, nous avons confiance dans l'effort que nous avons fait et cette exposition est le fruit d'une histoire de collaboration et une histoire de dialogue: et ce mot "dialogue" est très important".
L'exposition mentionne tout particulièrement la figure de Jean XXIII car c'est à lui que revient le mérite de la première visite d'un primat anglican à Rome après quatre siècles de division: la visite de Geoffrey Fisher, en 1960.
Le cardinal Walter Kasper a pour sa place souligné le chemin oecuménique dont l'exposition raconte les étapes. Au micro de Radio Vatican, le président du conseil pontifical pour l'Unité déclarait aujourd'hui: "Cette exposition illustre notre histoire commune, notre héritage commun, mais aussi 400 ans de division, ainsi que le rapprochement de ces dernières années, depuis le concile Vatican II".
"Nous devons toujours connaître aussi notre histoire pour avoir un avenir commun", soulignait l'archevêque.
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