La question de la façon dont on doit traiter les immigrants dans un pays donné est une question uniquement politique et n'a strictement rien à voir avec l'Évangile et l'amour de Dieu ou du prochain.
Dans les siècles passés. Les pays riches, spirituellement et matériellement, se rendaient dans les pays pauvres, étrangers, pour les coloniser. Aujourd'hui, la méthode est différente.
On établit des règles économiques qui rendent la vie très difficile pour les habitants des pays pauvres. Les gens se voient souvent dans l'obligation de quitter leur pays d'origine devant la difficulté d'y vivre, dans la situation qu'on leur a fait. Je suis convaincu que la grande majorité des immigrés n'ont pas à ce point le goût du voyage et de l'exil. Si on leur créait de meilleures conditions de vie dans leur pays d'origine, ils choisiraient de continuer à y vivre.
En revanche, il semble que les pays riches, comme la France, leur donne une possibilité plus grande que dans le passé, de joindre leurs rangs et devenir citoyens à part entière. Autrement dit, maintenant au lieu d'aller coloniser les pauvres dans leur pays comme dans les siècles passés, on les invite dans notre pays et on les "colonise" sur place. Comme les médecins, au Québec, qui ne se déplacent plus pour traiter leurs patients mais les font se déplacer.
Cet ordre de chose peut être inversé, comme Jean-Marie Le Pen le propose, sans que la "charité chrétienne" et encore moins, "l'appartenance chrétienne" soit mise en cause. Qu'est-ce qui est préférable? La position de Le Pen sur le dossier de l'immigration ou celle qui existe actuellement? Je n'en sais rien.
Mais je suis, par contre, très convaincu que tout ceci n'a strictement rien à voir avec l'Évangile. Les évêques "en excommuniant", à toutes fins pratiques, les supporters de Le Pen, montrent qu'ils sont danvantage attachés à leur agenda politique "gaugauche" qu'à L'Évangile et le salut des âmes. Prions pour leur conversion.
Quant à la question de l'avortement, je crois que, comme les évêques semble-t-il, vous banalisez dramatiquement cet acte et les conséquences multiples qu'il génère dans les mentalités de nos frères et soeurs. Vous considérez l'avortement et l'euthanasie comme un "dossier politique", parmi tant d'autres. On peut traiter la question de l'immigration de cette façon (un dossier parmi tant d'autres), mais pas l'avortement ou l'euthanasie qui touchent directement à la conception de ce qu'est un homme. Conception qui peut être chrétienne ou non. On ne peut pas en dire autant du dossier de l'immigration.