Cher René,
Notez bien que je n'ai pas réondu à votre question : je me suis contenté d'en relever la difficulté. Je n'ai donc pas défini le fanatisme (quel qu'il soit). Je serais bien en peine de le faire, car il me semble que le fanatisme ne se définit finalement que par les actes qu'il recouvre.
Ceci dit, l'écueil qu'il me semble important d'éviter, que l'on rencontre aussi lorsque l'on traite de la question des sectes, est celui du relativisme religieux. A parler de fanatisme pour les personnes qui voient une justification de tout acte dans leur foi, on en vient à remettre en question tout attachement solide à la Vérité, qu'est LA Foi. Or, le problème du « fanatisme », tel qu'il s'est manifesté le 11 septembre, semble-t-il, est qu'il procède d'une foi en l'erreur. Ainsi, ce n'est pas la relation à la Vérité (ou à la religion) qui est la première cause de ces actes fanatiques, mais cette vérité elle-même.
Je ne suis pas absolument convaincu d'avoir été clair, mais je ne crois pas pouvoir en dire tellement plus sur la question.
In Christo.
Frédéric Ronga