Rassurez-vous, Justin, ceux de Suisse ne sont pas meilleurs. Ils ne prennent la parole que lorsqu'il s'agit de débats politiques (les immigrés, les pôôôvres, les démunis, etc. cf. la litanies des slogans de la conformité la plus convenue et la plus généreusement "bénévole") - récemment nos évêques se sont prononcés unanimes contre une initiative excellente "Pour la mère et l'enfant" jugée par eux "inadaptée à la modernité". Sans commentaire!
Etonnant tout de même, de la part du Cal Lustiger de mettre solennellement en garde contre l'exploitation du religieux à des fins politiques... et de prendre la parole en tant que Cal dans le débat même pas politique (il y a bien longtemps que cette noble discipline philosophique s'est, hélas, drapée dans le plus profond silence...) mais électoral et partisan. Voyons, voyons, Eminence, expliquez-moi la jolie pirouette qui est vôtre, et qui semble avoir fait école, puisque le sacré collège de France s'est pour la circonstance réveillé et chante la bouche en coeur... avec les loups.
Remarquez leur curieux engagement dans le débat de boulevard et le complexe à l'égard du politique peut se comprendre: nuls en théologie, nuls en spiritualité, nuls en liturgie, nuls en Ecriture Sainte, nuls en patristique, nuls en histoire, nuls en pastorale..., et par dessus le marché doués en inconséquences : les évêques sont plutôt pitoyables, d'autant plus qu'ils commencent à s'en douter... un peu.
Laissons-leur donc le change du complexe politique : laissons-leur la tribune de Monsieur-tout-le-monde pour que, s'occupant entre eux d'un moindre mal, ils cessent enfin de s'occuper de l'Eglise catholique.
A leur place, d'autres "suppléent" dans l'ombre et avec fruits; et nous qui sommes assoiffés, nous le savons bien. Le reste est oeuvre de la grâce et du temps. Les évêques aussi meurent... Et si ce qu'ils détruisent est quelquefois emporté avec eux, il ne dépend pas d'eux, cependant, que la fidélité à l'Evangile de Notre-Seigneur soit tout-à-fait éteinte. Deo gratias!
BD
_un petit suisse, de passage.
Mais ne me tentez plus, justin!