Il serait bon, dans la joie de la Résurrection de Notre-Seigneur, de nous pencher sur un problème clé de l'Eglise qui a suscité bien des polémiques. En tant qu'organiste liturgique, j'approuve le Cardinal Ratzinger lorsque ce dernier évoque la nécessité d'une "réforme de la réforme" en ce qui concerne la messe post-conciliaire. De nombreuses erreurs, en effet, ne peuvent être constatées. Il faut les parer avant qu'elles se répandent de plus en plus vite. Le marketing des chants dit liturgiques alors qu'ils ont une couverture profane, les nouveautés que l'on intègre en violation des règles liturgiques élaborées par le Concile (qui elles-mêmes étaient déjà "vouées" à l'erreur), ces "démontages-remontages" comme le dit le Cardinal Ratzinger, sont indéniablement un risque d'apostasie anti-liturgique. Les congrégations romaines sont heureusement en voie de réagir. Espérons-le avant qu'il y ait un monstrueux chaos qui bousculerait l'Eglise toute entière, et viderait les églises. Car la simplification de la liturgie, dépouillée de ses attraits cérémonieux, entraîne une subite protestantisation. Aux liturgistes de réagir sur ce point.