nos chers curés...
Vous allez me rétorquer que je me la joue "à la manière de Torquemada" à surenchérir sur mes propres messages.
Mais tenez par exemple, avant de raccrocher, je faus un tour sur le site du diocèse de Grenoble.
Et je tombe sur le texte qui suit :
"Soldes à tout va !
Alors qu'il y a de grands problèmes qui agitent la planète et que les premiers
sondages électoraux veulent mettre la France en haleine, après quoi croyez-vous que
nous courons ?
Que vous ouvriez un journal, que vous vous promeniez dans la rue ou que vous entriez
dans un magasin, une immense étiquette vous saute aux yeux et vous barre la vue :
SOLDES !
Ma Parole ! Mais c'est un truc inventé pour éterniser les fêtes de fin d'année et pour entretenir la
fébrilité et la frénésie des achats !
Surpris par la ruée des consommateurs vers les soldes, dès le premier jour, mercredi dernier, un
journaliste a osé parler de " fièvre acheteuse ".
Savez-vous que 8 français sur 10 effectuent un cinquième de leurs achats annuels de vêtements et de
chaussures pendant les soldes. Et chaque année, depuis plus de trois ans, on enregistre une
augmentation de près de 20% des ventes.
Tournant le dos à la formule un peu hypocrite du client-roi, parce qu'il se sait en concurrence
maintenant avec l'actionnaire-roi, le consommateur s'est transformé en acheteur ; il compare le rapport
qualité-prix et ne se fait plus avoir. Il sait que le prix est un élément essentiel, mais que la qualité est
un élément tout aussi essentiel. Il a tendance à moins dépenser, à être vigilant, sélectif. C'est sans
doute pour cela que, maintenant, presque toute l'année, le client est sollicité par des baisses de prix
souvent très importantes. Cependant, ces promotions n'ont pas supplanté les soldes.
Le mot solde est d'abord féminin et demeure parfois employé ainsi pour désigner la rémunération
versée aux militaires : " toucher sa solde ", son sou.
Ce sont les comptables qui utilisent le mot solde au masculin, pour désigner la différence qui apparaît
à la clôture d'un compte, entre le débit et le crédit. Et c'est par analogie que l'on en est venu à parler
de solde de marchandises à l'occasion de produits démodés ou défraîchis vendus au rabais. A voir le
succès croissant des soldes, il faut croire que les produits qui nous sont présentés ne nous
paraissent pas si défraîchis. Acheteurs, nous nous établissons en rupture avec les valeurs de la
société de consommation que sont la nouveauté, la modernité, le standing et la compétition sociale.
Cependant cette année, avec le tout frais passage à l'Euro, les choses se compliquent un petit peu.
Pour que le clients ne soient pas perdus, les soldeurs ont dû afficher au moins trois étiquettes sur
chaque produit : l'ancien prix en francs et en euros et le prix soldé en euros ; ça devient un véritable
casse-tête. Quelquefois, les commerçants font l'effort d'un quatrième affichage du prix soldé en francs.
Mais les plus malins ajoutent, en très gros, le pourcentage de rabais. " Moi l'euro, ça ne ma gène pas
déclarait un client. C'est le pourcentage de remise que je regarde ". C'est une bonne manière d'éviter
les calculs mais c'est retarder d'autant plus l'adaptation à l'euro.
Avez-vous remarqué quand finiront ces soldes ?
Dans moins de cinq semaines, le 17 février, c'est-à-dire le jour même où, à minuit, le franc n'aura plus
cours légal. Alors, profitons-en pour écouler les pièces et les billets en francs qui nous restent. Et du
même coup, nous soutiendrons la bonne tenue de la consommation !
Retrouvez la chronique du père P Mouy, chaque mercredi sur RCF Isère à 7h53"
(Voyez donc la photo de notre bon abbé, tiens : http://cathisere.cef.fr/anotreavis/imganotreavis/imgpmouy.JPG )
Bon, que faut-il en conclure ?
Que ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut se taire ?
Et la marmotte...
Le peuple crève ! Le peuple a soif. Mais nos bons prêtres s'en moquent.
C'est "Soleil vert" pour tous !
XA