Lu dans première : Le vicaire, film de Costa Gavras, avec Matthieu Kassovitz, tiré de la pièce de l'allemand Rolf Hochhuth, Le Vicaire. Publiée en 63, cette pièce dressait un tableau accusateur de l'attitude du Vatican pendant la seconde guerre mondiale.
Le film mettra en scène un officier nazi qui révéle le génocide des juifs au pape de l'époque, Pie XII, dont la réaction ne sera que le silence.
Sortie prévue le 27 février
Lu aussi dans Le Monde : Dans le triangle dessiné par les palais du pouvoir de Berlin, ceux du Vatican et les baraquements de la mort d'Auschwitz Birkenau, le film organise les circulations désespérées de ces deux émissaires qui, bien qu'ayant uni leurs forces, ne seront pas entendus : le témoin oculaire Gerstein et le vicaire Ricardo Fontana, fils de dignitaire romain en poste à la nonciature de Berlin, qui ne parviendront à influer ni sur l'attitude de l'Eglise ni sur celle des hauts responsables américains présents à Rome. Cela alors que les nazis ont commencé leurs rafles de juifs dans la capitale italienne - une autre source importante du film est L'Abandon des juifs, l'ouvrage de David Wyman sous-titré Les Américains et la Solution finale (Flammarion).
Imaginée pour les besoins du film, la rencontre du personnage historique (Gerstein) et du personnage de fiction (Fontana) sert la mise en perspective des engagements et des renoncements tragiques que suscite l'époque